Accueil Belgique Politique

Accord interprofessionnel: pas d’augmentation de salaire, pas de dividende, avertissent les socialistes

Les socialistes ont mis en garde leurs partenaires de coalition.

Temps de lecture: 2 min

Sans marge conséquente de progression salariale, les socialistes ne voient pas pourquoi des dividendes pourraient être distribués ou des salaires de grands patrons augmentés.

« Cher Egbert, nous devons être cohérents. Sans marge pour une prime corona sérieuse et en l’absence de discussion sur le salaire minimum, il n’y aura pas non plus de marge pour les dividendes et les salaires des patrons », a répondu le vice-Premier ministre PS et ministre de l’Emploi, Pierre-Yves Dermagne, au président de l’Open VLD, Egbert Lachaert, qui invitait dans une interview les syndicats au « réalisme ».

Le ton était le même chez Vooruit. « Celui qui dit que ça ne va pas d’augmenter les salaires des travailleurs doit m’expliquer pourquoi des entreprises peuvent distribuer de gros dividendes à leurs actionnaires. Si on ne peut pas avoir de salaires plus élevés, alors il ne peut pas y avoir de dividendes. C’est également prévu dans la loi salariale », a déclaré le président de Vooruit, Conner Rousseau dans plusieurs médias.

Les syndicats se sont retirés mardi de la négociation de l’accord interprofessionnel en raison du blocage sur la marge salariale corsetée par une réforme de la loi de 1996 sur la compétitivité des entreprises menée par le gouvernement précédent. Hors index, la marge s’élève pour cet AIP à 0,4 % et les patrons n’entendent pas y déroger.

Aux yeux de Vooruit, dans les secteurs d’activité qui ont enregistré de bons résultats durant la crise, les travailleurs doivent pouvoir être récompensés de leurs efforts. M. Rousseau renvoie à l’article 14 de cette loi -jamais utilisé- qui autorise le gouvernement à modérer d’autres revenus que les salaires, par exemple les dividendes mais aussi les loyers. « Si nécessaire, nous invoquerons l’article 14 », a-t-il averti.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

17 Commentaires

  • Posté par PARISOT THIERRY, vendredi 30 avril 2021, 12:18

    sommes nous ce coup-ci définitivement tomber dans un régime totalitaire ? quelque soit les arguments et les pensées de tous le monde, comment pourrait -on accepter le principe qu'un gouvernement s'immisce dans des entreprises privées en décidant du salaire du patron et des dividendes que celle-ci verse à ses actionnaires, on est sur la voie d'une nationalisation totale du tissu économique !!!

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 29 avril 2021, 11:41

    Les dividendes ont DEJA été réduits depuis un an. La seule chose qui serait logique pour les salaires, ce serait de les réduire aussi, certainement pas de les augmenter.

  • Posté par Det Ben, jeudi 29 avril 2021, 11:03

    c'est logique. Le constat est toujours le même, le Capital est toujours mieux protégé que le Travail. Pensez aux propriétaires qui louent leurs biens à des activités professionnelles. Fermeture Covid : par défaut, la fermeture d'activité oblige le paiement du loyer. Le Travail doit rémunérer le Capital quoi qu'il arrive. En cas extrême comme la COVID, il faudrait que la charge soit partagée.... mais non, il faut espérer un arrangement. Les autres droits et aident servent (dans beaucoup de cas) à "pouvoir" payer un partie du loyer. En raccourci à peine grossier, les aides "aident" in-fine les propriétaires (capital) au travers des indépendants, commerces ...

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 29 avril 2021, 11:50

    Det Ben, vous avez tout faux: beaucoup de propriétaires ont suspendu ou annulé le paiement du loyer. Et si on regarde globalement, le capital a déjà été bien plus touché que les salaires par cette crise.

  • Posté par De Pauwer Agathe, jeudi 29 avril 2021, 10:02

    On se demande bien ce qui irrite les commentateurs poujadistes ci-dessous. Après tout, qu'une firme allant si mal qu'elle ne peut plus payer des dividendes soit contrainte de ne pas augmenter les salaires, c'est compréhensible – mais alors pas ceux des dirigeants non plus. Et du coup, pour la même raison logique, une firme qui a augmenté son bénéfice et peut distribuer plus de dividendes ou bonus doit logiquement pouvoir distribuer un peu plus que 4/1000 en salaires.

Plus de commentaires

Aussi en Politique

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une