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Carte blanche: le commerce du «Chat»

Pour un groupe d’artistes, critiques, architectes et universitaires, les Chats en bronze sur les Champs-Elysées et le futur Musée du Chat à Bruxelles appellent quelques commentaires.

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Temps de lecture: 3 min

Le tapage des médias et les deux articles récents du « Soir » à propos des Chats en bronze sur les Champs-Elysées et du futur Musée du Chat à Bruxelles appellent quelques commentaires.

Les journaux se réjouissent et les autorités politiques aussi. L’enthousiasme et les louanges adressées au caricaturiste père du Chat sont immodérés.

On notera en particulier le commentaire de M. Rudi Vervoort, qui qualifie la production de M. Geluck « d’incarnation de l’Esprit belge » et qui, à propos du futur Musée du Chat à Bruxelles, se félicite « de faire la part belle à la liberté d’expression »

Alors il faut peut-être mettre les choses au point.

Tout d’abord ce Chat mérite-t-il un Musée financé en partie avec de l’argent public et sur la place Royale ? La réponse est non.

Concernant la liberté d’expression, sujet sensible.

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13 Commentaires

  • Posté par Poullet Albert, lundi 3 mai 2021, 20:23

    https://www.petitionenligne.be/lettre_au_ministre_de_la_region_bruxelloise_pour_demande _dabandon_du_projet_du_musee_du_chat?

  • Posté par Racham John, lundi 3 mai 2021, 18:13

    Excellente analyse, bien structurée, rien à ajouter. Merci

  • Posté par Lemaire Denis, lundi 3 mai 2021, 9:03

    Toute ça ressemble à une bataille entre chien et chat.

  • Posté par Weissenberg André, dimanche 2 mai 2021, 14:57

    Au-delà de l'incongruité manifeste due à l'emplacement choisi pour le musée du chat, et notamment en raison de la valeur historique du site, je ne vois pas ce qui devrait s'opposer à voir un musée du Chat, quelle que soit la proportion commerciale de contenu, être érigé dans un endroit plus approprié, fût-ce avec la contribution de fonds publics. Quant au serpent de mer qu'est en train de devenir le musée d'Art Moderne et ses collections invisibles, c'est une autre histoire. Peut-être que dans le cadre d'un projet de numérisation ...? Sinon, petit pays, petits esprits ? Soyons heureux que le Chat fasse parler de ce pays et contribue ainsi à la renommée de ses artistes au même titre que Folon ou Magritte ... Même si on peut ne pas l'aimer, le Chat touche certainement une autre frange de la population que le musée d'Art Moderne et a certainement sa place. La postérité jugera de la "valeur" patrimoniale de l'oeuvre. Nul n'est prophète ...

  • Posté par Frippiat Yves-Marie, samedi 1 mai 2021, 12:17

    À vrai dire, cette histoire est désolante. Tout le monde a raison et tout le monde a tort. Oui, qu'on le veuille ou non, le Chat de Geluck est une star et donc, que les autorités bruxelloises trouvent judicieux d'en tirer parti pour la promotion de la ville peut se comprendre. Par ailleurs, l'irritation de ceux qui déplorent le "deux poids deux mesures" en invoquant notamment le sort déplorable du Musée d'Art Moderne se comprend très bien aussi. Et vient se greffer là-dessus un débat empoisonné sur ce qui est Art et ce qui ne l'est pas sur fond, je le crains, de frustrations plus ou moins assumées vis-à-vis de "quelqu'un qui a réussi". Donc oui, c'est assez triste.

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