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Coronavirus: un Belge de 58 ans est décédé en Inde

Le quinquagénaire est mort seul dans sa chambre des « suites d’une complication liée au Covid ».

Temps de lecture: 3 min

Un Belge de 58 ans, G ; V., a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel en Inde, selon Sudinfo qui cite des médias locaux. C’est son épouse qui aurait alerté le personnel de l’établissement dimanche dernier lorsque son mari n’a pas répondu à ses nombreux appels, présent dans le pays pour des raisons professionnelles.

« Lorsqu’un employé s’est rendu dans la chambre de l’intéressé, il a retrouvé le Belge inanimé. À l’arrivée des secours, il n’y avait malheureusement plus rien à faire pour GV. La police a expliqué, sur base d’une autopsie, que le quinquagénaire était mort seul dans sa chambre des « suites d’une complication liée au Covid ». GV se trouvait en Inde depuis le mois de février et séjournait dans un hôtel de Vishakhapatnam. Il aurait contracté le coronavirus quelques jours auparavant et était en quarantaine dans sa chambre d’hôtel depuis le 20 avril dernier, soit une semaine avant son décès », explique nos confrères.

Repéré dans au moins 17 pays, le variant indien du coronavirus inquiète à cause de la spectaculaire dégradation de la situation sanitaire en Inde, mais les spécialistes insistent sur le fait qu’il est loin d’en être le seul responsable.

Désigné par le nom de sa lignée (B.1.617), il a été placé mardi par l’OMS dans la liste des « variants d’intérêt », ceux dont les caractéristiques génétiques potentiellement problématiques justifient une surveillance.

C’est la catégorie qui vient juste après celle des « variants préoccupants », actuellement au nombre de trois (anglais, sud-africain et brésilien). Comme ces trois-là, ses caractéristiques génétiques font craindre qu’il soit plus contagieux.

Les premières observations montrent qu’il a « un taux de croissance plus élevé que les autres variants en circulation en Inde, ce qui suggère une plus grande transmissibilité », explique l’OMS dans un point daté de mardi.

« Ceci reste à prouver sur le plan épidémiologique », note toutefois le Conseil scientifique qui guide le gouvernement français, dans un avis publié lundi.

L’évaluation de la contagiosité des variants se fait en effet selon des données épidémiologiques : les chercheurs observent à quelle vitesse ils se propagent et en déduisent à quel point ils sont plus contagieux.

De ce point de vue-là, la situation en Inde nourrit les craintes. Le pays a déclaré vendredi matin un nouveau record mondial de 385.000 nouvelles contaminations et près de 3.500 décès ces dernières 24 heures, et les images de ses crématoriums submergés par les corps ont fait le tour du monde.

Mais au-delà des caractéristiques intrinsèques du variant, « d’autres moteurs » peuvent expliquer l’explosion qui frappe l’Inde, souligne l’OMS, en pointant les « gros regroupements de population » où les gestes barrières ne sont pas bien respectés.

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