Les discours des partis et des syndicats à l’occasion du 1er mai (photos et vidéos)

Nombreux étaient les discours à l’occasion de ce samedi premier mai, journée de la fête du Travail à commencer par des militants syndicaux, des membres d’associations sociales, culturelles et politiques rassemblés samedi place de Brouckère à Bruxelles pour adresser un message clair : les mesures prises pour endiguer la pandémie ont surtout touché les plus faibles de la société, une bonne part de la classe travailleuse, la jeunesse, les personnes sans-papiers et les femmes.

Les manifestants ont énuméré toute une série d’exigences comme un salaire minimum plus élevé, une réduction de la durée du temps de travail sans perte de salaire, et une pension minimale à 1.500 euros.

Le président de la FGTB, Thierry Bodson, s’est également exprimé.

« Le retour de la solidarité » pour le PS de Magnette

Comme l’an passé, crise sanitaire oblige, le 1er Mai du PS s’est tenu à distance, sans drapeau ni militants drapés de rouge entonnant l’Internationale à la fin des discours. Dans un Facebook Live, le président du parti, Paul Magnette, n’en a pas moins rappelé les acquis et les fondamentaux du PS, égratignant au passage le gouvernement précédent. « Les socialistes sont de retour. C’est fini l’austérité, c’est fini les nouvelles taxes, c’est fini les sauts d’index. C’est le retour de la solidarité, le retour de la défense des services publics de la sécurité sociale », a-t-il dit.

« Nous avions promis le retour du cœur et nous tenons parole », a ajouté Paul Magnette. « En ce printemps, malgré la crise sanitaire, des millions de citoyens retrouvent des perspectives. Et tout ceci n’est qu’un début. La crise nous a rappelé que la précarité est loin d’avoir disparu, que les inégalités et les discriminations restent criantes, que beaucoup de nos concitoyens souffrent de la solitude et de l’isolement », a-t-il poursuivi.

Le PTB appelle « les autres partis de gauche » à libérer la norme salariale

A gauche du PS, le PTB a appelé les « autres partis de gauche » à soutenir la proposition de loi pour libérer les négociations salariales déposée conjointement par Marc Goblet (PS) et Raoul Hedebouw (PTB) dans le cadre de la négociation de l’accord interprofessionnel 2021-2022.

« La question n’est pas le nom de la loi, il s’agit de libérer les négociations salariales et de donner à la classe travailleuse le respect qu’elle mérite », a lancé M. Hedebouw samedi dans un discours du 1er Mai retransmis sur Facebook, pandémie oblige.

Ecolo propose une hausse de salaire dépassant le 0,4 % dans les entreprises prospères

Les travailleurs évoluant dans des entreprises qui ont connu une activité prospère durant la crise du coronavirus doivent bénéficier d’une augmentation de salaire dépassant le 0,4 %, estime Rajae Maouane, co-présidente d’Ecolo.

« Le gouvernement devra faire preuve de créativité tant la loi de 1996 est devenue un lourd carcan, mais c’est faisable. De même il faut aussi avancer sur la revalorisation des salaires minimum », ajoute le co-président Jean-Marc Nollet dans un communiqué diffusé samedi.

Bouchez dénonce la « fausse bonne idée » de l’interdiction des dividendes

Le président du MR, George-Louis Bouchez, a dénoncé la « fausse bonne idée » qu’est selon lui la proposition défendue par les partis socialistes d’interdire le versement de dividendes par les entreprises en cas de limitation à 0,4 % de la hausse des salaires, après l’échec des négociations entre partenaires sociaux sur un accord interprofessionnel (AIP) et le renvoi de la balle dans le camp du gouvernement Vivaldi.

« Ce n’est pas raisonnable. Cela fait vraiment partie – et je suis désolé de le dire – des idées populistes », a-t-il affirmé lors de la fête du travail organisée, en mode virtuel, par le Mouvement réformateur.

 
 
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