Plusieurs politiques favorables à un «coronapass», voici ce à quoi il pourrait ressembler

Plusieurs politiques favorables à un «coronapass», voici ce à quoi il pourrait ressembler

La Belgique se dirige-t-elle vers un coronapass ? C’est la question qui a occupé experts et politiques dans l’émission de RTL-TVI « C’est pas tous les jours dimanche ». Concrètement, une application digitale collecterait les informations sanitaires comme une preuve de vaccination, des données sérologiques (qui met en évidence la présence d’anticorps) ou du résultat d’un test de dépistage récent.

Le Danemark a commencé à utiliser un passeport Covid ce 6 avril. Il s’agit du point central d’un plan de réouverture progressif du pays. Disponible via une application sécurisée ainsi qu’en format papier, il permet de rentrer dans certains commerces – coiffeurs, salon de beauté ou encore auto-écoles – en prouvant qu’on est soit entièrement vacciné, soit qu’on a déjà contracté le Covid-19 avec un test positif de deux à douze semaines, soit qu’on a effectué un test négatif depuis moins de 72 heures.

Ce pass deviendrait alors nécessaire pour accéder à différents secteurs et participer à des événements. Rudi Vervoort (PS), Ministre-président bruxellois, a expliqué être favorable à cette solution pour redonner plus de liberté à la population. « Pour ceux qui ont été vaccinés, cela doit se traduire par un changement. On ne peut pas leur dire qu’il faudra attendre que les sceptiques se décident. A partir du moment où toute la population aura eu l’opportunité de se faire vacciner, à ce moment-là, il me semble tout à fait légitime de mettre en place un système de ce type-là, » a affirmé Rudi Vervoort.

Le socialiste a néanmoins souligné que le développement d’un tel outil devrait s’accompagner d’une nouvelle politique pour les tests, qui sont aujourd’hui assez coûteux. Également présent sur le plateau, Georges Dallemagne (cdH) s’est montré également favorable à cet outil. « Ce coronapass, c’est un pass pour la liberté. C’est aberrant de ne pas le faire. Il faut arrêter de fonctionner par l’absurde », a conclu le député fédéral, qui est dans l’opposition.

Elie Cogan, professeur émérite à l’ULB et spécialiste en médecine interne au CHIREC – Delta, a souligné à quel point cet outil pourrait être utile en Belgique. «  Tant que le virus circule de manière importante, c’est la manière la plus sûre de pouvoir rouvrir et redonner accès à toute une série de secteurs fermés comme avant », a-t-il déclaré. « Tout ceci en encadrant de considérations éthiques. Il faut aussi la gratuité des tests. Ce n’est pas discriminant car tout le monde peut avoir ce pass, mais il ne faudrait pas une discrimination par le coût des tests. Au Danemark, c’est 500.000 tests par jour, 700.000 bientôt et des centaines de prélèvement. Au niveau du testing, on n’a pas été à la pointe en Belgique. »

 
 
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