Coronavirus: Bruxelles vaccine toujours plus jeune

Coronavirus: Bruxelles vaccine toujours plus jeune
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Toujours plus vite, toujours plus jeune. À mesure que la campagne de vaccination s’accélère en Belgique, avec l’arrivée de centaines de milliers de doses supplémentaires, Bruxelles se distingue de plus en plus. Depuis le week-end dernier, tout habitant de la capitale peut prendre un rendez-vous sur la plateforme BruVax, pour peu qu’il ait atteint l’âge de 46 ans. Il est aussi possible de s’inscrire sur la liste d’attente dès 41 ans.

Il y a trois semaines, lors du lancement de la plateforme, la limite d’âge était de 65 ans. C’est d’ailleurs toujours le cas en Wallonie où on a envoyé les dernières invitations à cette catégorie de population, en plus de ceux dès 18 ans qui présentent des facteurs de risque. A part dans quelques centres un peu en avance sur les autres, il ne devrait pas y avoir de quinqua wallon en bonne santé invité avant encore au moins deux bonnes semaines. L’objectif est plutôt de convaincre ceux qui ont loupé leur tour volontairement – ou pas – via l’opération ReVax. Même topo en Flandre où on vaccine encore majoritairement les seniors. Notez toutefois que des « jeunes » peuvent être appelés puisque, contrairement à Bruxelles, on peut s’inscrire sur la liste d’attente QVax dès 18 ans (même si la probabilité à cet âge-là est plus que faible).

Plus de 70 % des plus de 65 ans sont vaccinés

Cette baisse qui fait plaisir aux quadras bruxellois qui s’impatientaient de recevoir leur première dose n’est donc en réalité pas une très bonne nouvelle. Cela signifie que l’on ne trouve pas assez de candidats dans les tranches d’âge supérieures. « Nous avons dépassé l’objectif des 70 % fixé par le gouvernement et visons les 80 % dans la catégorie des plus de 65 ans », nuance Inge Neven, responsable de la stratégie de vaccination en Région bruxelloise. « Nous tentons de trouver un équilibre car il est clair que l’appétit pour la vaccination est plus faible chez nous qu’en Wallonie où en Flandre. »

L’adhésion est effectivement un défi particulièrement important dans la capitale. Elle est difficile à obtenir pour de multiples raisons. Inge Neven fait aussi remarquer que la pyramide des âges est différente à Bruxelles : « Notre population est plus jeune et nous devons motiver un maximum de gens afin de ne pas garder de doses en stock. » C’est aussi pour cela que les deuxièmes doses d’AstraZeneca seront administrées après huit semaines contre douze ailleurs.

Pour finir sur une bonne nouvelle, sachez que le cap des 100.000 Bruxellois totalement vaccinés sera franchi à la fin de la semaine, sur un total de 380.000 doses administrées.

 
 
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