Le mouvement sportif appelle à un suivi après le boycott des réseaux sociaux

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«  Le football anglais, les organisations sportives et tous ceux à travers le monde qui ont participé au boycott des réseaux sociaux poussent les plateformes à faire plus pour stopper la discrimination. Nous appelons Facebook, Instagram, Twitter à utiliser leurs pouvoirs pour provoquer le changement et imposer de réelles sanctions contre la haine en ligne. Nous invitons toutes les entreprises de médias à répondre à nos requêtes et à agir ».

Plusieurs sportifs et clubs, principalement anglais, avaient lancé vendredi un mouvement de boycott qui a duré tout le week-end afin de protester contre les injures en ligne, notamment le racisme.

Le club de football de Manchester United, le septuple champion du monde de Formule 1 Lewis Hamilton, mais aussi la Fédération internationale de tennis et même l’UEFA : après les menaces depuis plusieurs semaines, le mouvement sportif est passé aux actes.

D’autres organisations britanniques, comme la Fédération anglaise de rugby, la Fédération de cyclisme ou les Fédérations anglaises et galloises de cricket s’étaient jointes au mouvement, de même que d’autres fédérations dans le monde.

Plusieurs pilotes de Formule 1 avaient également embrayé, dont le septuple champion du monde Lewis Hamilton, très engagé contre le racisme.

« En signe de solidarité avec le monde du football, mes réseaux sociaux resteront noirs ce week-end. La discrimination, en ligne ou non, n’a pas sa place dans notre société mais, depuis trop longtemps, il est facile pour quelques-uns de poster des messages de haine derrière leur écran », avait écrit le pilote britannique sur ses réseaux sociaux.

La Fédération internationale de tennis (ITF) a pointé la responsabilité des plateformes. « Il est temps que les entreprises à la tête des réseaux sociaux prennent position et soutiennent les efforts du sport pour arrêter les injures, partout sur les réseaux sociaux », avait déclaré l’ITF dans un communiqué.

Le 11 février, dans une lettre ouverte au dirigeant de Twitter, Jack Dorsey, et à celui de Facebook, Mark Zuckerberg, les responsables du football anglais avaient appelé à prendre des mesures « pour des raisons de simple décence humaine ». Twitter avait répondu qu’il n’entendait pas censurer les commentaires venant de comptes anonymes.

 
 
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