Le coronavirus a plombé la consommation de carburants l'an dernier

La consommation de carburants pour le transport affiche même une chute de 14% en 2020, en raison de la diminution du trafic automobile pendant la pandémie. C'est l'essence qui a été la plus touchée (1,62 million de tonnes, -16%) alors que la consommation de diesel et de gasoil a, elle, diminué dans une moindre mesure (9,1 millions de tonnes, -7,7%). La consommation de diesel est en effet surtout liée au trafic de poids lourds qui a été moins touché par les mesures de confinement.

La forte diminution de la consommation de carburants pour les transports, en conjonction avec une demande stable de l'industrie pétrochimique a eu pour la première fois comme conséquence de placer la consommation de produits pétroliers de ce secteur au-dessus de celle des carburants pour le transport sur route, constate la Fédération pétrolière belge.

La diminution de la demande a entraîné une baisse de la production dans les raffineries belges mais celles-ci sont parvenues à tourner à un rythme plus faible sans devoir s'arrêter. Pour la Fédération pétrolière, "cela souligne la grande flexibilité des raffineries belges pour faire face à une demande très variable."

Enfin, assez logiquement, les importations belges de pétrole brut ont chuté de 26% l'année dernière. Les principaux fournisseurs de la Belgique sont la Russie (32%), le Moyen-Orient avec 24% (19% en provenance d'Arabie Saoudite), la Mer du Nord (17%) et l'Afrique de l'Ouest (Nigeria) avec 10%.

 
 
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