Energie: le Belge a moins fait le plein en 2020

L’an dernier, crise du covid oblige, la consommation de carburants a chuté de 14% dans notre pays.
L’an dernier, crise du covid oblige, la consommation de carburants a chuté de 14% dans notre pays. - Photo News.

On savait que les différentes phases de la pandémie avaient eu un effet (à la baisse) sur les transports en 2020. Logique : confinés plus ou moins sévèrement à deux reprises, les Belges ont limité leurs déplacements. La Fédération pétrolière a mis des chiffres sur ce phénomène. L’an dernier, la consommation de carburants a chuté de 14 %. Une baisse plus marquée pour l’essence (1,62 million de tonnes vendues, soit – 16 % par rapport à 2019), alors que la consommation de diesel et de gasoil a, elle, diminué dans une moindre mesure (9,1 millions de tonnes, – 7,7 %). La consommation de ces derniers est surtout liée au trafic de poids lourds qui a été moins touché par les mesures de confinement.

La plus nette baisse mensuelle a logiquement été enregistrée pendant la période de lockdown en avril. « Avec un indice de départ de 100 en janvier, la consommation d’essence a plongé de 67 points en avril (2/3 de la consommation en moins), celle de diesel de 38 points (1/3 de la consommation en moins) pour ensuite réaugmenter progressivement jusqu’en novembre où, avec l’imposition des nouvelles mesures sanitaires, un nouveau recul s’est produit mais d’ampleur plus faible et de plus courte durée », note la Fédération pétrolière.

Au total, la pandémie de covid-19 a entraîné une baisse de 9 % de la consommation de produits pétroliers, la forte diminution de la consommation de carburants étant en partie contrebalancée par une demande stable du côté de l’industrie pétrochimique, constate la Fédération pétrolière belge.

Flexibilité des raffineries

La diminution de la demande a entraîné une baisse de la production dans les raffineries belges mais celles-ci sont parvenues à tourner à un rythme plus faible sans devoir s’arrêter. Pour la Fédération pétrolière, « cela souligne la grande flexibilité des raffineries belges pour faire face à une demande très variable ».

Enfin, assez logiquement, les importations belges de pétrole brut ont chuté de 26 % l’année dernière. Les principaux fournisseurs de la Belgique sont la Russie (32 %), le Moyen-Orient avec 24 % (19 % en provenance d’Arabie Saoudite), la mer du Nord (17 %) et l’Afrique de l’Ouest (Nigeria) avec 10 %.

La Fédération pétrolière relève que le pétrole « reste de loin la source d’énergie primaire la plus importante dans notre pays. Il représente 38,7 % de la consommation énergétique, suivi du gaz naturel (26,8 %) et le nucléaire (20 %). Les énergies renouvelables contribuent pour 9 % à la consommation énergétique primaire, une contribution qui n’a pas augmenté par rapport à l’année précédente ».

 
 
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