Le cri de joie de Benoit Paire après sa victoire à Madrid (vidéo)

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Éteint par le tennis sous pandémie, Benoît Paire (35e) a enfin renoué mardi avec la victoire, sa première depuis plus de deux mois, sa deuxième de la saison, au premier tour du Masters 1000 de Madrid. Le Français s’est imposé 6-4, 7-5 aux dépens du Géorgien Nikoloz Basilashvili (31e), titré dimanche à Munich (Allemagne), et va s’attaquer au Grec Stefanos Tsitsipas (5e) au tour suivant.

Paire traîne son spleen depuis plusieurs mois sur le circuit étriqué par les contraintes sanitaires et souffre en particulier du huis clos souvent mis en place depuis l’été dernier.

Il a pu cette fois compter sur une petite colonie française bienveillante, vite rejointe par la centaine de spectateurs installés en tribunes du modeste court N.4. Ils ont donné de la voix, frappé des mains, tapé des pieds et même sorti la corne de brume pour lui mettre du baume au coeur. Du premier au dernier point.

Même Pierre-Hugues Herbert, battu en trois tie-breaks plus tôt dans la journée (par Davidovich Fokina), l’a accompagné tout du long depuis un coin du terrain. Pour Paire, cela a fait la différence, indéniablement.

« Se retrouver dans une ambiance de Coupe Davis, ça me fait du bien, ça me fait aimer de nouveau le tennis, c’est pour des ambiances comme ça que je joue, ça m’a fait chaud au coeur », se réjouit-il.

Maldives et public

Jusque-là, l’Avignonnais, qui fêtera ses 32 ans samedi, avait perdu dix des onze matches qu’il avait joués en 2021. Et même ses sept plus récents. Son unique victoire remontait à fin février au premier tour du tournoi de Cordoba (Argentine), face au Chilien Nicolas Jarry.

Pire, ses écarts de conduite des derniers mois lui ont valu d’être privé de Jeux olympiques par la Fédération française de tennis (FFT) il y a une dizaine de jours. Dans ce contexte, Paire voit deux explications à son succès du jour.

Ses vacances revigorantes aux Maldives, où il n’a « pas fait de physique » ni « touché la raquette pendant dix jours ». « C’est de me sentir bien dans ma tête qui me fait bien jouer au tennis, pas de m’entraîner comme un acharné pendant dix heures », lance-t-il. Et le fait de rejouer devant du public, même en petit comité.

Évidemment tout n’a pas été parfait, loin de là. La partie a même été particulièrement décousue. Avec côté Paire, un service en dents de scie – 14 aces et neuf double fautes, dont deux dans le jeu où il a servi pour le match à 5-3 –, des placements parfois suspects, mais aussi des jolies inspirations comme ces amorties payantes la plupart du temps et, surtout, aucune crise de nerfs majeure.

On a forcément tremblé quand, au service pour le gain de la rencontre, il a enchaîné quatre fautes à vitesse grand V et l’a offert blanc à son adversaire.

« J’avais tellement envie de bien faire que ça m’a paralysé », raconte-t-il. Mais le positif, c’est que je suis resté concentré, positif, ce que je n’avais pas fait depuis très longtemps. »

Cette victoire fait en tout cas son affaire et il n’a pas manqué de la célébrer en partageant un selfie avec le public. « C’est un renouveau », estime Paire. « Une victoire qui fait vraiment du bien. »

 
 
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