General Motors confirme ses prévisions pour 2021 malgré la pénurie de puces

Avec la carence de semi-conducteurs, devenus un élément essentiel sur les chaînes automobiles, la période "reste compliquée pour l'entreprise qui sort tout juste de 2020", a souligné la patronne du groupe, Mary Barra, dans une lettre aux actionnaires.

Le groupe avait prévenu en février que la carence de puces devrait lui coûter entre 1,5 et 2 milliards de dollars. "Mais l'équipe continue de démontrer sa capacité à faire face à des situations complexes", a-t-elle ajouté.

Le constructeur donne notamment la priorité aux véhicules les plus demandés. Et "même si nous faisons face à des suspensions de production au deuxième trimestre, nous nous attendons à un premier semestre solide" en termes de bénéfice opérationnel, a indiqué Mme Barra.

Le numéro un de l'automobile aux États-Unis s'attend toujours à un bénéfice opérationnel compris entre 10 et 11 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année, contre 9,7 milliards en 2020.

"Au vu de ce que nous savons aujourd'hui, les résultats devraient ressortir dans le haut de cette fourchette", a souligné Mme Barra.

Le groupe s'attend par ailleurs à un bénéfice net compris entre 6,8 et 7,6 milliards de dollars, et à un bénéfice ajusté par action et hors éléments exceptionnels compris entre 4,50 et 5,25 dollars. Les analystes s'attendent en moyenne à 5,24 dollars.

Au premier trimestre, le groupe américain a dégagé un bénéfice net de 3 milliards de dollars, contre 294 millions un an plus tôt sur la même période.

Ajusté par action et hors éléments exceptionnels, la référence à Wall Street, le bénéfice a largement dépassé les attentes des analystes en s'affichant à 2,25 dollars, contre 1,04 dollar prévu.

Son chiffre d'affaires est ressorti quasi stable, à 32,5 milliards de dollars.

L'action du groupe prenait 1,2% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la séance à Wall Street.

Son concurrent aux Etats-Unis Ford avait prévenu la semaine dernière que la pénurie de semi-conducteurs affectait ses usines plus sévèrement que prévu, divisant par deux sa production prévue au deuxième trimestre.

Le groupe automobile Stellantis, issu de la récente fusion de Peugeot-Citroën et de Fiat-Chrysler, a de son côté indiqué mercredi que cette même pénurie l'avait empêché de produire 190.000 véhicules au premier trimestre, sans toutefois encore freiner ses ventes.

 
 
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