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Salaires: vers un consensus sur une prime pour les travailleurs de certaines entreprises

Les partis du gouvernement s’orienteraient, en plus de l’augmentation salariale de 0,4 %, vers le versement d’une prime aux travailleurs des secteurs ayant performé en 2020. Reste plusieurs points à régler.

Temps de lecture: 2 min

Héritier de la « patate chaude » de l’Accord interprofessionnel (AIP), le gouvernement n’a pas chômé. Après un premier conseil des ministres restreint (un « kern ») ce lundi, Alexander De Croo (Open VLD) et ses vice-Premiers se sont à nouveau rencontrés ce mercredi matin. Et au terme d’une journée animée par différentes réunions intercabinets, un nouveau « kern » débutait ce mercredi soir.

Où en est-on ? Il revient désormais au gouvernement d’entériner la marge salariale plafonnant les augmentations de salaires à 0,4 % au cours des deux prochaines années. Ce point n’est guère discutable puisqu’il consiste à appliquer la loi de 1996 sur la promotion de l’emploi et la sauvegarde préventive de la compétitivité. Mais à côté de cela, le PS et Ecolo revendiquent, à l’instar du front commun syndical, que les salariés des entreprises ayant performé en 2020, puissent obtenir plus que ce maigre 0,4 % (lequel s’ajoute à 2,8 % d’indexation, rappellent volontiers les libéraux). Et le cadre fixé voici un mois par le gouvernement pour les interlocuteurs sociaux prévoyait déjà cette possibilité.

Mercredi matin, un relatif consensus s’est dégagé autour d’un scénario : une prime non récurrente octroyée à ces travailleurs. Ce mercredi soir, les ténors de la Vivaldi devaient donc se pencher sur ces trois questions. Primo : quels sont les critères pour décider quels travailleurs de quelles entreprises peuvent bénéficier d’une prime ? Secundo : le gouvernement doit-il en fixer le montant et, dans l’affirmative, à combien celui-ci se chiffre-t-il ? Tertio : quelle est la taxation de cette somme d’argent ? Avec deux balises : éviter que ce bonus ne lèse complètement la Sécurité sociale et que les salariés connaissent l’amère surprise des infirmières, à qui le gouvernement avait annoncé une prime covid en brut et qui, après prélèvement, s’avérait bien moins élevée en net.

Avec un accord à la clé ? Certains négociateurs rappelaient avec prudence qu’en politique, il n’y a d’accord sur rien tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout.

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7 Commentaires

  • Posté par Destremont Jacquy, mercredi 5 mai 2021, 22:24

    Bon courage. Étrange que fait la gauche, où est Magnette , écolos, le PTB. C'est silence radio. C'est maintenant qu'il faut se faire entendre. Après, il sera trop tard comme d'habitude.

  • Posté par De witte Jan, mercredi 5 mai 2021, 19:13

    Il ne faut pas augmenter les salaires en temps de crise.

  • Posté par Hubert Wynands, mercredi 5 mai 2021, 23:05

    Vous feriez mieux de lire cela : https://plus.lesoir.be/370333/article/2021-05-05/carte-blanche-des-salaires-minimums-legaux-plus-eleves-et-des-negociations

  • Posté par M. G., mercredi 5 mai 2021, 19:54

    Si vous voulez, on peut même diminuer le vôtre .... C'est vrai qu'avec un salaire stable et des prix qui augmentent, cela va considérablement relancer l'économie.

  • Posté par Esquenet Alexandre, mercredi 5 mai 2021, 19:54

    Crise depuis 20 ans c'est bien ça ...

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