Salaires: vers un consensus sur une prime pour les travailleurs de certaines entreprises

Ce mercredi soir, les ténors de la Vivaldi, réunis autour d’Alexander De Croo, devaient se pencher sur quelques questions en suspens.
Ce mercredi soir, les ténors de la Vivaldi, réunis autour d’Alexander De Croo, devaient se pencher sur quelques questions en suspens. - Belga.

Héritier de la « patate chaude » de l’Accord interprofessionnel (AIP), le gouvernement n’a pas chômé. Après un premier conseil des ministres restreint (un « kern ») ce lundi, Alexander De Croo (Open VLD) et ses vice-Premiers se sont à nouveau rencontrés ce mercredi matin. Et au terme d’une journée animée par différentes réunions intercabinets, un nouveau « kern » débutait ce mercredi soir.

Où en est-on ? Il revient désormais au gouvernement d’entériner la marge salariale plafonnant les augmentations de salaires à 0,4 % au cours des deux prochaines années. Ce point n’est guère discutable puisqu’il consiste à appliquer la loi de 1996 sur la promotion de l’emploi et la sauvegarde préventive de la compétitivité. Mais à côté de cela, le PS et Ecolo revendiquent, à l’instar du front commun syndical, que les salariés des entreprises ayant performé en 2020, puissent obtenir plus que ce maigre 0,4 % (lequel s’ajoute à 2,8 % d’indexation, rappellent volontiers les libéraux). Et le cadre fixé voici un mois par le gouvernement pour les interlocuteurs sociaux prévoyait déjà cette possibilité.

Mercredi matin, un relatif consensus s’est dégagé autour d’un scénario : une prime non récurrente octroyée à ces travailleurs. Ce mercredi soir, les ténors de la Vivaldi devaient donc se pencher sur ces trois questions. Primo : quels sont les critères pour décider quels travailleurs de quelles entreprises peuvent bénéficier d’une prime ? Secundo : le gouvernement doit-il en fixer le montant et, dans l’affirmative, à combien celui-ci se chiffre-t-il ? Tertio : quelle est la taxation de cette somme d’argent ? Avec deux balises : éviter que ce bonus ne lèse complètement la Sécurité sociale et que les salariés connaissent l’amère surprise des infirmières, à qui le gouvernement avait annoncé une prime covid en brut et qui, après prélèvement, s’avérait bien moins élevée en net.

Avec un accord à la clé ? Certains négociateurs rappelaient avec prudence qu’en politique, il n’y a d’accord sur rien tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout.

 
 
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