Cowboy lance la 4e version de son vélo électrique connecté, dotée d'un cadre bas

Cowboy a été créée en 2017 tandis que le premier vélo a été lancé en 2018, en Belgique uniquement. Depuis lors, la start-up a levé une cinquantaine de millions d'euros auprès d'investisseurs privés, dont la famille Agnelli, s'est lancée sur neuf marchés européens et a déjà développé trois modèles différents avant ceux de cette année, résume Adrien Roose, cofondateur et CEO de Cowboy.

L'entreprise, qui ne vend ses deux-roues que via son site internet, emploie aujourd'hui une petite centaine de personnes, dont 70 à 80 en Belgique. Les co-fondateurs et les employés disposent d'environ la moitié du capital.

Le vélo propose également un cockpit intégré et un moteur à la pointe de la technologie, qui développe 50% de puissance en plus pour une assistance optimale en montée.

Les nouveaux modèles coûtent 2.490 euros et leurs livraisons débuteront fin août-début septembre, ajoute Tanguy Goretti, autre cofondateur de Cowboy.

Le public cible est un utilisateur urbain. Si le cadre classique des vélos précédents était un frein pour les personnes de plus petite taille, la version avec cadre bas permet à la start-up de viser un public beaucoup plus large. "Jusqu'à trois fois plus de personnes, selon nos études", souligne Tanguy Goretti.

Malgré des ventes en progression continue et plusieurs dizaines de milliers de vélos écoulés depuis 2018 (l'entreprise ne souhaite pas communiquer un nombre précis, NDLR), Cowboy n'est cependant pas encore rentable. Elle vise d'abord à optimiser sa croissance, développer sa marque et recruter des équipes. "Le marché grandit super vite et on a l'opportunité d'être leader", lance Adrien Roose, qui ambitionne à terme de dominer le marché européen, ce dont la start-up est encore loin, et de consolider sa position sur ses principaux marchés (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, France et Angleterre).

Et la crise du coronavirus dans tout ça? Les ventes se sont logiquement tassées avec le premier confinement et la fermeture des usines de la plupart des fournisseurs, explique Tanguy Goretti. Avant de littéralement exploser au début du deuxième trimestre et durant le troisième, avec le déconfinement et la recherche accrue de vélos pour se déplacer, et ce tant en semaine que le week-end, contrairement à avant la crise.

Les primes à l'achat d'un vélo électrique en France et l'aménagement de (meilleures) infrastructures cyclables à Berlin, Paris et Bruxelles ont également permis de pousser les ventes de ces deux-roues et Cowboy en a également profité.

 
 
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