Prime de 500 euros: ce qu’il faut savoir sur l’accord salarial dégagé par le gouvernement dans le cadre de l’AIP

Ce mercredi 5 mai et jusque tard dans la nuit, les ténors de la Vivaldi, réunis autour d’Alexander De Croo, devaient se pencher sur quelques questions en suspens.
Ce mercredi 5 mai et jusque tard dans la nuit, les ténors de la Vivaldi, réunis autour d’Alexander De Croo, devaient se pencher sur quelques questions en suspens. - Photo News

Les entreprises qui ont enregistré de bons résultats durant la crise pourront accorder à leurs travailleurs une prime exceptionnelle de maximum 500 euros net en 2021, a décidé durant la nuit de mercredi à jeudi le gouvernement fédéral.

Chèque consommation

La prime corona de maximum 500 euros net en 2021 proposée par le gouvernement fédéral pour le secteur privé prendra la forme d’un chèque consommation, précise-t-on jeudi au cabinet du ministre de l’Emploi Pierre-Yves Dermagne. La liste des commerces et des établissements où le chèque pourra être utilisé devrait être élargie. Sa durée de validité devra également être définie.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une proposition de médiation après l’échec de la négociation entre les partenaires sociaux. La norme salariale reste fixée à 0,4%, hors l’indexation confirmée de 2,85%, ainsi que l’avait établi le Conseil central de l’économie. Les mesures exceptionnelles prises durant la crise (télétravail, congé vaccination, prime dans le secteur des soins, etc.) ne sont pas comptées en déduction de cette marge.

La «prime corona» peut venir en complément de la norme de 0,4%. Elle pourra être accordée par «établissement», c’est-à-dire par entreprise et non par secteur, qui a enregistré de bons résultats et devra être demandée avant la fin de l’année, a-t-on expliqué de source gouvernementale. Une cotisation patronale réduite à 16,5% sera appliquée.

Dialogue actif avec les partenaires sociaux

Le gouvernement a par ailleurs confirmé l’avis rendu par les partenaires sociaux sur l’affectation de l’enveloppe bien-être. Il propose aux partenaires sociaux qu’un travail soit mené sur plusieurs dossiers, à commencer par celui du salaire minimum «dont l’évolution n’a pas suivi l’évolution des autres salaires en s’engageant sur une trajectoire de convergence étalée sur plusieurs accords interprofessionnels et démarrant après la crise». Le gouvernement pourra accompagner ces évolutions par des mesures fiscales et parafiscales. Les autres dossiers sont l’harmonisation des pensions complémentaires des ouvriers et des employés, les heures supplémentaires (afin qu’un nombre accru d’heures soit possible en 2021-2022) et les fins de carrière afin de les rendre «faisables» par le régime d’emplois de fin de carrière.

«Le gouvernement souhaite mener un dialogue actif avec les partenaires sociaux sur ces quatre thèmes. Il est disposé à prendre les mesures nécessaires à la mise en œuvre de ces accords», a-t-on précisé à même source.

 
 
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