Précarité étudiante: l’occupation du gouvernement de la FWB s’est achevée

Vingt-huit heures. Voilà le temps qu’aura duré l’occupation du siège du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les derniers membres de la Fédération des étudiants (FEF) présents sur place pour réclamer des mesures structurelles contre la précarité étudiante ont mis un terme à leur action commencée mercredi matin aux environs de 9 h et poursuivie durant la nuit. Une réunion a eu lieu à 11 h ce jeudi entre la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR) et une délégation d’étudiants.

D’après le cabinet de la ministre, cet échange « très constructif » a permis de « lever une série de malentendus ». « Nous sommes tous d’accord que la précarité étudiante est une réalité qui s’est creusée avec la crise sanitaire. Nous sommes également tous d’accord sur le fait qu’elle nécessite des mesures d’urgence et des mesures structurelles, qui relèvent pour partie de la FWB », a commenté la ministre à l’issue de la réunion.

Issue « relativement satisfaisante »

Comme prévu dans la déclaration de politique communautaire, Valérie Glatigny a garanti que l’élargissement du gel du minerval à tous les cursus « serait analysé budgétairement afin de permettre au gouvernement de prendre attitude avant la fin de l’année 2021 ». Si le minerval est fixé à 835 euros, certains cursus peuvent demander des frais supplémentaires. La ministre libérale a aussi souligné sa volonté « d’élargir le champ d’octroi des allocations d’études pour l’année académique 2021-2022 afin de tenir compte de l’impact de la crise sanitaire. » Une réflexion plus large sur l’élargissement structurel des conditions d’octroi et des montants des allocations d’études devrait également voir le jour.

La ministre tient à rappeler que plusieurs enveloppes d’un montant total de 15 millions d’euros ont déjà été débloquées pour accroître les subsides sociaux à destination directe des étudiants impactés par la crise et booster les aides à la réussite des bacs 1.

Du côté de la FEF, la présidente, Chems Mabrouk, se dit « relativement satisfaite » de l’issue de la réunion. « Nous avons obtenu des mesures et des échéances. La ministre a pris des engagements. Mais en octobre prochain, nous serrons de nouveau à sa porte pour nous assurer que les engagements pris sont tenus. »

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