Masques: le parquet confirme l’arrestation du patron d’Avrox à Nice

Laurent Hericord (à gauche) et Brice Erniquin, deux dirigeants de la société luxembourgeoise Avrox.
Laurent Hericord (à gauche) et Brice Erniquin, deux dirigeants de la société luxembourgeoise Avrox. - Dominique Duchesnes

Le parquet de Bruxelles confirme que Laurent Hericord, patron d’Avrox, la société luxembourgeoise qui a fourni 15 millions de masques buccaux à la Belgique, a été arrêté à Cannes mardi. Mercredi, le journal Nice-Matin, dans le sud de la France, avait déjà fait état de cette arrestation. L’homme d’affaires, qui serait domicilié à Cannes, a été présenté mercredi au procureur de la République d’Aix-en-Provence, où il s’est vu notifier le mandat d’arrêt européen émis par un juge d’instruction de Bruxelles. Le 12 mai, le tribunal d’Aix-en-Provence doit décider si Hericord sera extradé vers la Belgique.

Fin avril 2020, en pleine crise du coronavirus, le gouvernement Wilmès avait promis un masque en tissu pour chaque Belge. Le ministère de la défense avait alors lancé un appel d’offres public et a finalement choisi deux entreprises : Avrox du Luxembourg et Tweed & Cotton de Gand. Le premier s’est vu attribuer une livraison de 15 millions de masques. Le second fournirait 3 millions de masques.

En juin, le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête sur l’achat de 15 millions de masques à Avrox. Plusieurs entreprises ont protesté contre cet achat parce qu’elles estimaient avoir été injustement exclues de l’appel d’offres, et que de nombreuses questions se posaient concernant l’entreprise, qui ne semblait pas avoir d’expérience dans le secteur. La société elle-même a déclaré à l’époque qu’elle était « pleinement convaincue » que « cette enquête confirmera qu’il n’y a rien qui puisse être utilisé contre elle ».

Mardi, des perquisitions ont été menées dans différents pays européens dans le cadre de l’enquête judiciaire sur l’achat des 15 millions de masques. Selon le parquet de Bruxelles, l’enquête porte sur la falsification, l’utilisation de faux documents, la fraude, le blanchiment d’argent et l’entrave à la liberté de soumissionner ou d’offrir.

 
 
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