Abdelouahab Fersaoui

Abdelouahab Fersaoui, universitaire et président de l’association RAJ (Rassemblement, Actions, Jeunesse).
Abdelouahab Fersaoui, universitaire et président de l’association RAJ (Rassemblement, Actions, Jeunesse). - Belga

Arrêté en octobre 2019 lors d’un rassemblement de soutien à des détenus du Hirak, condamné quelques mois plus tard à une année de prison ferme puis libéré en mai 2020, Abdelouahab Fersaoui fait partie des figures politiques visées par la répression depuis le début du mouvement. Cet universitaire de 40 ans est président de l’association RAJ (Rassemblement, Actions, Jeunesse). Plusieurs autres militants du RAJ, dont son ancien président Hakim Addad, ont également été incarcérés pour leurs activités au sein du Hirak.

Le RAJ, association citoyenne créée en 1992 à l’avènement d’une ouverture politique au pays, œuvre pour la promotion des droits de l’homme et pour la mobilisation des jeunes. Actif depuis dans le domaine politique et culturel, le RAJ, sous la direction de M. Fersaoui, a joué un rôle important dans l’organisation de la conférence du 15 juin 2019 qui a réuni un grand nombre d’acteurs politiques et de la société civile actifs dans le Hirak pour tenter de doter le mouvement d’une feuille de route politique.

Sans surprise donc, c’est Abdelouahab Fersaoui qui a appelé, dans un texte publié début mai, à la conférence de « concertation » du 8 mai. « Il faut donner un prolongement politique aux slogans exprimés chaque vendredi et mardi par les hirakistes à travers une feuille de route consensuelle », explique-t-il au journal El Watan à propos de la rencontre de Kherrata.

Pour lui, cette « conférence nationale du Hirak » sera une première rencontre. Il en espère la naissance d’un processus qui ouvrira la voie à d’autres conférences.

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