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Les experts mettent en garde contre une vague aux proportions «indiennes» en Afrique

Par rapport à l’Europe et aux autres continents, l’Afrique a connu jusqu’à présent moins d’infections et de décès, mais cela pourrait changer avec l’émergence de variants et une faible couverture vaccinale.

Temps de lecture: 2 min

En Afrique, des fonctionnaires de santé mettent en garde samedi contre une vague de contaminations qui pourrait frapper le continent, semblable à celle qui frappe actuellement l’Inde.

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Par rapport à l’Europe et aux autres continents, l’Afrique a connu jusqu’à présent moins d’infections et de décès, mais cela pourrait changer avec l’émergence de variants et une faible couverture vaccinale, a averti le directeur John Nkengasong des Centres africains de prévention et de contrôle des maladies, lors d’une réunion en ligne des ministres de la santé de l’Union africaine.

Dans les douze mois qui ont suivi les premières infections à coronavirus en Afrique, 52 des 54 pays ont connu une deuxième vague de contaminations. Cette deuxième vague fut pire que la première dans la plupart des pays. Treize pays ont également enregistré un troisième pic.

Les épidémiologistes craignent qu’une tendance à la hausse dans certaines régions ne provoque un autre pic. En Afrique centrale, le nombre de contaminations a augmenté de 64% le mois dernier, dans le sud de 4%. Dans le nord de l’Afrique, une augmentation de 0,2% a été observée.

John Nkengasong voit des similitudes avec l’Inde, où le nombre de décès par jour est passé d’un millier en septembre 2020 à seulement 150 en mars 2021. Actuellement, jusqu’à 3.700 personnes meurent chaque jour en Inde atteintes du coronavirus. «C’est étonnamment similaire à ce que le continent dans son ensemble, un continent à peu près de la même taille de population que l’Inde, enregistre», a-t-il déclaré.

 

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4 Commentaires

  • Posté par Esser Olivier, dimanche 9 mai 2021, 8:09

    Beaucoup de pays d'Afrique, et particulièrement en Afrique subsaharienne ont une population très jeune avec peu de comorbidités. Mon hypothèse est que sans une capacité de test massive comme ici, une grosse vague de cas peut passer inaperçue; elle ne se traduirait pas par une surmortalité vraiment significative. Même ici, imaginez que l'on n’ait pas parlé de cette maladie et pas effectué de tests. On aurait juste vu une grippe plus forte que d'habitude. Beaucoup de morts avaient passé 80 ans. Vous savez des gens de plus de 80 ans qui tombent malades et meurent, c'est assez banal même si on ne veut plus l'admettre.

  • Posté par Dupont Vincienne, lundi 10 mai 2021, 2:54

    Esser Olivier, vous, vous souffrez visiblement de deux maladies : l'ignorance et la stupidité.

  • Posté par massacry olivier, dimanche 9 mai 2021, 12:53

    Et encore un petit post de déni de la situation actuelle, tout va bien madame la marquise. Pour Esser la surmortalité de l'année dernière serait passée inaperçue sans le testing, tout comme la saturation des hôpitaux ....Concernant l'Afrique, même la grippe est une préocuppation majeure, voir par exemple ce qu'il a été souligne dés 2003 : "-Au moment où les experts se réunissent cette semaine à Genève pour déterminer la composition du vaccin antigrippal pour l’hiver prochain, les épidémies en République démocratique du Congo et à Madagascar illustrent la menace que la grippe fait toujours peser dans les pays en développement. Jusqu’à présent, les effets de la grippe dans les pays en développement sont loin d’avoir attiré une grande attention. Pourtant, le risque d’en mourir y est plus grand que dans les pays industrialisés, à cause de la malnutrition, des maladies concomitantes, comme le SIDA, qui augmentent le risque de complications, de l’inexistence de la vaccination dans beaucoup de cas, des conflits armés, qui conduisent les populations à fuir de leur domicile, ce qui complique les traitements et favorise la propagation des virus, et de l’insuffisance des services de santé, rarement à la hauteur des besoins. La grippe peut alors faire des ravages. On en a un exemple avec l’épidémie qui a débuté à Madagascar l’été dernier. Sur son passage, elle a tué plus de 800 personnes et drainé une grande partie des ressources du système de santé malgache. Il semble que le virus qui en est la cause balaye désormais l’Afrique. En République démocratique du Congo, le Ministère de la Santé rapporte que 1,5 millions de personnes sont tombées malades et 2 000 en sont mortes. Et l’épidémie n’est pas terminée…" (http://www.santetropicale.com/Actualites/0203/actualites%200203_16.htm). Et pour ne pas trop minimiser l'effet de la grippe, rappelons aussi ceci: "Les régions les plus pauvres particulièrement touchées. Selon les CDC, la majorité des décès surviennent chez les personnes âgées de plus de 75 ans (avec des taux de mortalité de 51,3 à 99,4 décès pour 100 000 individus), et dans les régions les plus défavorisées. L'Afrique subsaharienne paie le plus lourd tribut à la grippe (avec des taux de mortalité de 2,8 à 16,5 pour 100 000 individus), talonnée par le bassin oriental de la Méditerranée, et l'Asie du Sud (3,5 à 9,2 pour 100 000). Presque tous les décès d'enfants de moins de 5 ans (plus de 105 000 chaque année), liés à des infections respiratoires, se concentrent dans les pays émergents. Mais les effets des épidémies de grippe saisonnière dans les pays pauvres sont encore mal documentés, précise l'OMS." (https://www.lequotidiendumedecin.fr/archives/chaque-annee-la-grippe-saisonniere-provoque-jusqua-650-000-deces-dans-le-monde).

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