Conflit israélo-palestinien: le Hamas menace Israël d’escalade si ses forces ne quittent pas l’esplanade des Mosquées

ISRAEL-PALESTINIANS_JERUSALEM

Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a menacé Israël d’une escalade militaire si ses forces ne se retiraient pas lundi soir de l’esplanade des Mosquées, théâtre de violents heurts ces derniers jours entre Palestiniens et policiers israéliens.

Le Hamas donne à Israël « jusqu’à 18 h ce soir (lundi 15 h GMT) pour retirer ses soldats » de l’esplanade des Mosquées et du quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, a prévenu dans un bref communiqué le porte-parole de la branche militaire du mouvement en suggérant des frappes en cas de refus de la part des autorités israéliennes.

La France a mis en garde contre une « escalade de grande ampleur » lundi après de nouveaux affrontements entre Palestiniens et policiers israéliens à Jérusalem-Est et appelé tous les acteurs à « la plus grande retenue ».

Ces violences « font désormais peser le risque d’une escalade de grande ampleur », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

« La France appelle l’ensemble des acteurs à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de toute provocation pour permettre un retour au calme dans les plus brefs délais », a-t-elle ajouté.

De nouveaux heurts ont opposé lundi sur l’esplanade des Mosquées fidèles palestiniens et policiers israéliens, faisant plus de 300 blessés, en majorité palestiniens, après un week-end de violences dans la ville sainte.

La France a notamment condamné « les tirs de roquette depuis la bande de Gaza qui ont visé (dans la nuit de dimanche à lundi) le territoire israélien, en violation du droit international ».

Elle s’est dite aussi « vivement préoccupée » par les menaces d’évictions forcées visant des résidents du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est, qui relèvent de la politique de colonisation, illégale en droit international, et exacerbent les tensions.

Le sort de familles palestiniennes de Cheikh Jarrah, menacées d’expulsion au profit de colons juifs, est un des vecteurs de tension. Une audience de la Cour suprême israélienne dans cette affaire prévue lundi a été reportée sine die.

« Toutes les déclarations provocatrices et tous les appels à la violence et à la haine sont inacceptables et doivent cesser immédiatement », a martelé la porte-parole du Quai d’Orsay.

Face à l’escalade, une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU est prévue plus tard dans la journée, à la demande de la Tunisie, sur la situation à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

 
 
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