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Concours Reine Elisabeth: la musicalité réfléchie de Xiaolu Zang

Pour terminer la journée, le jeune pianiste chinois a fait preuve d’une réserve distinguée convenant à Beethoven mais sachant aussi faire vivre l’imposé de Pierre Jodlowski.

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Xiaolu Zang (Chine, 21 ans) respire littéralement la musique. Il suffit pour s’en convaincre de regarder son visage mimer les moindres inflexions de l’orchestre durant l’attaque du concerto nº23 en la majeur KV 488 de Mozart. Cette attention se développe naturellement tout au long de l’allegro initial où elle déroule un dialogue complice avec l’orchestre qui relève de la musique de chambre. Une telle intimité amène le sublime adagio central dans une ambiance d’une indicible pudeur. Les phrasés du candidat chinois laissent la mélodie chanter comme un air d’opéra. C’est par contre l’esprit de danse qui semble dominer l’allegro assai final, servi avec une élégance racée. On craint souvent que l’équilibre subtil qui imprègne cette interprétation ne vienne à se briser : c’est son miracle de maintenir une curiosité permanente dans le plus subtil des discours.

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