Le Festival au Carré annule à son tour

Le Festival au Carré annule à son tour
David Bormans

L’hécatombe continue. Après les nombreux festivals rock/pop qui ont annulé leur édition 2021 ces dernières semaines (Dour, Esperanzah, La Semo, Ronquières…) ou ces dernières heures (Francos de Spa, Ardentes, BSF…), c’est cette fois du côté du théâtre et plus largement des arts de la scène que l’on prend la même décision. « À la suite des décisions annoncées par le CODECO hier (mardi), nous avons pris la décision difficile d’annuler le Festival au Carré prévu initialement début juillet », annoncent les organisateurs montois. « En effet, il ne nous est malheureusement pas possible, à quelques semaines de l’échéance, d’envisager sereinement l’organisation de cette 21ème édition alors que celle-ci est toujours conditionnée à l’évolution des chiffres liés à la crise sanitaire (même si ceux-ci ont l’air d’aller dans le bon sens). »

Comme bon nombre de nos interlocuteurs nous le faisaient remarquer dès hier, les mesures annoncées lors de ce Codeco ne sont positives qu’en apparence pour la plupart d’entre eux. Les chiffres présentés par les différents ministres ne tiennent en effet pas compte de la règle de distanciation d’1,5 mètre qui reste d’application. Ce qui rend les jauges nettement insuffisantes. L’équipe de MARS précise ainsi : « Il ne nous est pas possible de confirmer un bon nombre de spectacles et de concerts alors que la contrainte de garder la distanciation sociale à 1,50 mètre en 360 degrés autour des spectateurs implique dans nos salles trois sièges vides latéralement et une rangée vide sur deux (concrètement, ça donne 225 places sur 1.000 au Théâtre Royal, 125 places sur 558 au Théâtre Le Manège et 41 places sur 250 à Arsonic…). »

Dernière raison de cette annulation, l’absence de convivialité qu’impliquent les mesures de sécurité. Un élément déjà évoqué hier par les organisateurs des Ardentes qui expliquaient : « Il n’y a qu’une seule manière d’envisager Les Ardentes. Celle de la liberté, de l’anti-distance sociale. Celle d’une bulle de 40.000 personnes sous le soleil ». On est évidemment loin du compte.

Tout comme bon nombre d’autres festivals, MARS envisage toutefois de proposer une série d’événements cet été pour garder le contact avec le public et inventer d’autres manières de se retrouver.

La FEAS s’est exprimé de son côté, estimant que les perspectives sont « faussées ou incertaines »  et soulignant « trop peu de soutien et de mesures d’accompagnement. » « Malgré tous nos protocoles rigoureux, malgré tous nos efforts pour offrir au public des spectacles et des activités culturelles dans des conditions de sécurité optimale, le printemps culturel n’aura pas eu lieu. »

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