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Réforme des rythmes scolaires: la CSC-Enseignement exprime ses inquiétudes

La révision des rythmes scolaires annuels proposée par le gouvernement de la FWB suscite la surprise du syndicat chrétien. En concertation, la CSC-Enseignement avait privilégié le passage à 175 jours de cours, plutôt que 180, pour les élèves uniquement.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 4 min

Nous sommes surpris par cette réforme qui ne correspond pas à ce que nous avions privilégié. » Le secrétaire général de la CSC-Enseignement, Roland Lahaye ne cache pas son étonnement face à la réforme des rythmes scolaires annuels telle que proposée par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. « Lors d’une réunion avec les acteurs du Pacte d’excellence, nous avions abouti à un scénario différent. A savoir : oser une réforme ambitieuse en différenciant le nombre de jours des élèves de celui des enseignants de manière à permettre mathématiquement la réalisation de l’alternance de sept semaines de cours suivies de deux semaines de congé. »

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12 Commentaires

  • Posté par Ahn John Clive, vendredi 14 mai 2021, 7:49

    La CSC a seloin moi, raison de protester, car les propositions formulees sont une vaste operation d'enfumage. Personnellement, je ne suis pas oppose a travailler plus et certains jours de conge peuvent etre supprimes, on l'a bien fait pour le 8 mai (la capitulation allemande), le 15 novembre (l'ancienne fete du roi). Mais toucher au deux mois de conge estival me parait temeraire et economiquement desastreux. De plus le mythe que le rythme scolaire actuel ne correspond pas a celui des enfants est fallacieux, la morphologie et le developpement cognitif de l'enfant sont caracterises par une grande souplesse qui lui permet de s'adapter au monde des adultes. Les jours sans eleves seront vite consideres par les enseignants comme des journees de garde et deviendront improductifs, a l'instar de beaucoup de journees de formation obligatoire que j'ai connues.

  • Posté par hemmer arthur, vendredi 14 mai 2021, 0:24

    Comment osent-ils ? Mégotage sur 5 jours de plus ou moins des profs. Et dire qu'il y a 40 ans que ces sclérosés refusent tout changement qui ne conduit pas à moins de prestations des enseignants. Qu'on les élimine le plus vite possible mais ça c'est impossible.

  • Posté par Tricnaux André, jeudi 13 mai 2021, 22:25

    Déjà qu'il n'y a que 180 jours de cours et quand on dit jour c'est presque du mi-temps. En secondaire, le minimum requis est de 28 périodes de 50 minutes par semaine, c'est à dire moins de 24 heures par semaine !!! ça ne fait pas grand chose sur une année . La réforme semble très bien pour le rythme et ce n'est pas des commentaires du style tout allait bien comme ça que l'on avance. Il y a 20 à 25 ans , tout allait bien aussi sans ordinateur et sans téléphone portable ou smartphone. Et un peu plus avant aussi, sans électricité, les gens s'en sortaient bien.....

  • Posté par Lekeu Claudine, jeudi 13 mai 2021, 22:03

    J’ai toujours entendu les enseignants dire que les enfants, surtout en primaire avaient bien besoin du congé de Toussaint après 8 semaines de cours. En effet, les 2 mois de vacances leur ont fait perdre l’habitude de se concentrer et de travailler à un rythme soutenu et une semaine de repos est la bienvenue. Par contre, les enseignants étaient opposés à des vacances plus longues : soit les enfants en profitent pour se coucher tard, se lever tard et reperdent le bon rythme, soit ils partent en vacances avec leurs parents avec le même résultat. Les enseignants disent qu’alors il faut une semaine pour que les élèves reprennent les bonnes habitudes, donc une semaine en partie perdue pour l’apprentissage. Les horaires que nous avons connus jusqu’à présent sont donc bien adaptés et ont fait leurs preuves. Quant à la diminution du nombre de jours de classe : les enseignants ne se plaignent-ils pas qu’ils n’ont pas le temps de voir le programme et d’assurer une remédiation efficace ? Tant de jours sont perdus en excursions, voyages, journées pédagogiques, jours post-examens où les élèves doivent rester à la maison, … sans compter les grèves ! Je rappelle qu’avant, en période d’examens, les enseignants corrigeaient les copies d’examen après les cours, tenaient les conseils de classe le soir et venaient en classe la journée pour revoir avec leurs élèves les points faibles observés dans leurs copies. Si voyages il y avait, ils se faisaient pendant les vacances scolaires avec les professeurs qui donnaient de leur temps gratuitement et avec beaucoup de dévouement. Je viens d’une famille d’enseignants, je sais donc de quoi je parle.

  • Posté par Jaspers Marie, vendredi 14 mai 2021, 1:02

    EXTRAIT :"Quant à la diminution du nombre de jours de classe : les enseignants ne se plaignent-ils pas qu’ils n’ont pas le temps de voir le programme et d’assurer une remédiation efficace ?" LES REMEDIATIONS! LE MOT MAGIQUE! Ce n'est qu'un mythe, une supercherie car elles prétendent régler tout et ne règle rien! Les remédiations existent depuis 30 ans, sont imposées aux écoles tous les jours, pour tous les cours dans le DI! MAIS PROBLEME! Elles déplorent que les élèves ne viennent que lorsque les enseignants ou les parents les y obligent.Dans ces cas, ils sont présents de corps mais pas d'esprit! PERSONNE NE PEUT IMPOSER A UN ELEVE DE TRAVAILLER! On peut, tout juste, lui imposer d'être dans un local mais pas lui interdire d'avoir le cerveau scotcher au smartphone qui ,souvent, est dans la poche.En outre, par définition, les remédiations ont été conçues pour que les élèves viennent poser les questions sur ce qu'ils n'ont pas compris mais pour ce faire, il faut avoir revu son cours et avoir identifié les questions à poser! Ce qui se fait extrêmement rarement car les élèves ne lisent même pas leurs cours et viennent aux séances de remédiations en vous disant : "je n'ai rien compris"! Vous leur demandez sur quoi et vous n'avez pas de réponse orale, ils se bornent à vous donner leurs notes de cours en vous disant:"c'est là!"Mais c'est là quoi!!!Que Madame Désir trouve un cours où elle connait un petit quelque chose et qu'elle fasse des remédiations! Elle cessera de proclamer, à tout vent, que c'est la solution miracle.Je voudrais faire un ajout de taille : les élèves en difficultés vont aux séances de remédiations comme s'ils prenaient un assurance "réussite"! Ils disent à leurs parents qu'ils sont allés en remédiations donc dans leur cerveau cela les dispense de travailler! La situation est consternante et la ministre ne parle que de remédiation (mythe, supercherie, et de bienveillance alors qu'il faudrait remettre de l'ordre en rendant au travail ses lettres de noblesse car internet ou pas, l'être humain ne sait connaître quand faisant l'EFFORT de consacrer du temps pour apprendre.Les remédiations, j'en ai fait tout le tour : 20 H/S de maths et de physique dans le DS du secondaire général.Mais en dehors de cela, des quantités d'heures d'aide aux élèves en difficultés avec le constat que s'ils "étudiaient" les définitions, les conventions, les lois, les théorèmes, ils n'auraient aucune difficulté! Ils ne connaissent même pas le vocabulaire spécifique des maths ou de physique parce qu'ils prétendent s'exprimer avec leurs propres mots (tiens, tiens, qui a eu cette idée folle???) et c'est du "charabia" qu'eux seuls prétendent comprendre mais généralment ce qui est écrit n'a pas de sens.Donc, ce que devrait faire le primaire c'est de passer le temps nécessaire pour maîtriser le français (grammaire, conjugaison, syntaxe, orthographe) et le calcul outil indispensable pour les problèmes.Que faire en 1°S avec nombre d'élèves qui ne connaissent rien c'est-à-dire les règles de trois, la somme de deux fractions numériques indispensables pour la sommes de fractions algébriques, etc en français, ils sont incapables de rédiger une phrase correcte qui a du sens.Etant donné que les élèves avec lesquels je travaillaient ne semblaient pas maîtriser le concept de Plus Petit Commun Multiple de deux ou plusieurs nombres, je leur ai de mandé de formuler par écritla réponse à la question : "comment recherche-t-on le P P C M de deux ou plusieurs nombres.Les réponses obtenues vous amène à vous poser la question :"mais comment sont-ils arrivés là"? Voici le type courant de réponse à ma question sur le recherche du PPCM de deux nombres : "on cherche d'abord le nombre de facteurs premiers qu'il y a dans les 2 nombres puis on compare les nombres premiers et on prend les mêmes nombres communs des deux nombres".Cela n'a aucun sens! et cela se passe en 4°S général!!!Voilà le vrai niveau de nos élèves, pas besoin des enquêtes internationales pour le connaître, pas besoin, non plus, des quantités d'articles pondus par les pédagogues qui pour les profs matières enfoncent les portes ouverts! La question qui m'interpelle le plus est : "que vont faire ces jeunes dans la vie réelle, à l'extérieur du cocon qu'est l'école?

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