Maxime Prévot sur le Comité de concertation: «Le lobbying flamand a été puissant»

Maxime Prévot sur le Comité de concertation: «Le lobbying flamand a été puissant»
Pierre-Yves Thienpont.

Progressivement les choses rentrent dans l’ordre même si on restera amer sur le temps qu’il a fallu pour de confiner la culture. C’est difficile d’expliquer que dans trois semaines on va se retrouver à 400 devant un écran aujourd’hui et qu’aujourd’hui c’est toujours des jauges limitées à 50, la culture a payé un lourd tribut en étant insuffisamment considérée durant cette crise » a défendu Maxime Prévot (CDH) sur le plateau de Jeudi en Prime ce jeudi soir (RTBF).

« On n’a pas entendu très haut ni très fort la ministre de la Culture », a-t-il lancé.

Au sujet des expériences-pilotes, dont celle de Namur en mai, le bougmestre de Namur juge qu’elles arrivent « trop tard ». « C’est en février qu’il aurait fallu faire ces expériences pour déconfiner, et pas quand on est quasi arrivés sur la ligne. »

« Il fallait redonner un coup de respiration, déconfiner. On a quand même un peu le sentiment que le dernier Codeco a été un Codeco Tomorrowland. »

Alors que Nathalie Malleux lui demande si c’est parce qu’après le 13 aout on libère les vannes (Tomorowland a lieu après le 13 août, NDLR), le président du CDH répond que « l’histoire de la gestion de la crise en Belgique a été une histoire de lobbying, et le dernier en date est puissant, flamand, pour que Tomorrowland puisse se tenir. »

« Il y a une incohérence très forte entre ce qui est tout à coup autorisé à brève échéance et les secteurs qui ont dû pâtir d’une série de décision qui apparaissaient très strictes, il y a eu deux poids deux mesures je pense », conclut-il.

 
 
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