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France: géniteurs malgré eux, ils réclament le droit de ne pas être pères

Certains hommes, appuyés par leurs avocats, estiment que la loi donne aux femmes la toute-puissance en matière de filiation. Les débats actuels sur la PMA en France rendent une évolution législative possible. Quelle est la situation en Belgique ?

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Temps de lecture: 8 min

En début d’année, Rémi (prénom d’emprunt), 36 ans, a su qu’il allait être père. De la bouche d’un huissier. Son enfant, il en connaissait son existence. Mais il n’en a jamais été que le géniteur. Il y a cinq ans, il n’a pas voulu de ce fruit accidentel d’une relation courte. «  La mère me disait qu’elle prenait la pilule. » Face à son désarroi, cette amie d’amie a assuré qu’elle s’occuperait de l’enfant. Il ne fut informé ni de la naissance ni du sexe. En 2020, la mère s’est ravisée et a intenté une action en recherche de paternité. Bientôt, Rémi sera sommé de faire un test ADN, puis contraint de payer une pension alimentaire et de compter sa fille – c’est une fille – parmi ses héritiers. Depuis le coup de fil, le Chambérien est atterré : «

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36 Commentaires

  • Posté par B Thomas, mercredi 19 mai 2021, 14:13

    En fait, c'est toujours une histoire de consentement ? Le consentement à la relation sexuelle n'est pas toujours acquis et il est normal qu'on s'en préoccupe puisqu'il ne devrait y avoir de relations que s'il y a consentement. Certains disent même le consentement doit être manifeste et qu'une absence de refus ne vaut pas consentement. Il est donc normal de s'interroger aussi sur le fait que le consentement à une relation sexuelle ne vaut pas nécessairement consentement à une filiation. La femme a déjà la possibilité de choisir sur la filiation. De fait, l'homme pourrait avoir le droit à ce qu'on considère que son consentement à la relation sexuelle n'exprime pas consentement automatique à la filiation et qu'en plus ce consentement à la filiation se devrait d'être manifeste et non supposé. Après le "Passenger Locator Form", à quand le "Parent Acceptor Form" ? Bref, un monde à mi-chemin entre la société décrite par Franz Kafka et celle décrite par Aldous Huxley. Vous l'avez voulu, vous l'aurez.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, mercredi 19 mai 2021, 15:35

    B. Thomas, toute relation (hétéro)sexuelle, même sous contraception, comporte le risque/la chance d'une fécondation et, par conséquent, la responsabilité de la vie qui peut en découler. La femme peut en effet choisir de refuser cette vie et d'avorter, choix qu'il est impossible de lui imposer. Un homme peut refuser d'être père, de générer une autre vie, d'être fécond mais alors, c'est en amont qu'il doit assumer ce choix (à lui de voir comment).

  • Posté par B Thomas, mercredi 19 mai 2021, 13:58

    C'est là qu'explose au grand jour les limites du droit à l'avortement, du droit à la PMA et surtout de la combinaison des 2. 1) La femme a obtenu le droit absolu de disposer de son corps en choisissant ou non de donner naissance l'enfant qu'elle porte. 2) L'homme a obtenu le droit d'utiliser "ses gamètes" dans le cadre d'une PMA. 3) La suite logique serait que l'homme puisse obtenir le droit absolu quant à l'utilisation de ses "gamètes". En même temps, il est évident que la "logique" n'est pas forcément ce qui étouffe le législateur. Un autre exemple ? Identifier les mères seules comme des personnes nécessitant une aide spécifique du fait de leur situation... tout en autorisant la PMA pour les personnes seules. Mais là, a-t-on prévu d'interdire à une personne seule ayant eu recours à une PMA de pouvoir demander des subsides en raison de son statut de mère seule créée justement du fait de cet PMA autorisée ? Je ne le pense pas.

  • Posté par B Thomas, mercredi 19 mai 2021, 13:26

    C'est là où on va voir si les partisans de la PMA ont une logique ou simplement un intérêt, car effectivement, si une PMA n'implique pas de paternité du géniteur alors il ne peut y avoir de paternité sans consentement du père. Soit il est dans l'intérêt de l'enfant d'avoir pour père son géniteur, soit c'est accessoire. On ne peut pas défendre un "intérêt de l'enfant" qui serait variable selon qui l'invoque, sa mère/son ou ses parents "légaux" VS Son père/son géniteur. L'intérêt de l'enfant est absolu ou il ne l'est pas. Mon avis est qu'il est absolu. Le géniteur, PMA ou pas, est le "père". Si vous pensez différemment alors vous devez accepter que la paternité n'est pas automatique pour le géniteur. Etes-vous cohérent ou opportuniste ?

  • Posté par Wolf Charles, lundi 17 mai 2021, 14:48

    Le plus vieux piège de l’humanité. Faire un enfant « dans le dos » comme on disait.. le mec est toujours, mais alors toujours de la revue. Que ce soit pour de l’argent ou pour le « coincer » Bizarrement on n’entend plus les féministes qui réclament l’égalité homme/femme sur ce sujet.. et in fine, c’est toujours le gosse qui en prend plein la g...

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