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Carte blanche: la Belgique doit-elle prendre exemple sur le modèle suisse?

Joachim Coens, président du CD&V, a récemment vanté les attraits du modèle suisse. Les auteurs de cette carte blanche estiment pour d’autres raisons que se prêter à l’exercice comparatif pourra peut-être aider la Belgique à identifier la voie à emprunter pour se rendre plus lisible et plus efficace.

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Pourquoi le fédéralisme suisse fonctionne-t-il mieux que le fédéralisme belge ? « Une des raisons en est que nous sommes à vingt-six et que vous êtes à deux », expliquait il y a quelques années Micheline Calmy-Rey, alors présidente de l’Etat fédéral suisse. Faire de la Belgique une fédération composée de quatre régions (les trois actuelles et Ostbelgien) aussi inégales que le sont les cantons suisses serait donc, de ce point de vue, un avantage. Mais cette Belgique à quatre se rapprocherait aussi de la Suisse d’un autre point de vue, plus fondamental : toutes les compétences qui ne relèvent pas de l’Etat fédéral suisse relèvent de ces entités territoriales que sont les cantons. Mais comment les Suisses font-ils alors pour gérer les matières « personnalisables » qui, en Belgique, relèvent des Communautés ?

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2 Commentaires

  • Posté par Desmet Marc, mercredi 26 mai 2021, 21:13

    Ca va être difficile, car le suisse des plaines paie pour le suisse des montagnes... En effet aucun chalet ou village de montagne ne pourrait se payer, les routes et les transports (trains bus postaux toujours à l'heure), les raccordements à l'eau, électricité, téléphone, TV, internet. Le Canton des Grisons est le plus grand de Suisse et le moins peuplé mais sans l'aide des autres cantons les Grisons seraient moribonds.

  • Posté par Deckers Björn, mardi 18 mai 2021, 12:39

    Il y a certainement intérêt à étudier le confédéralisme suisse mais avec Joachim Coens, le ver est dans le fruit. Non seulement, comme le dit le texte dès le début, l'intérêt serait de sortir d'une confrontation binaire pour aller vers un fédéralisme apaisé à 4 entités (les trois régions actuelles + l'Ostbelgien) et Joachim Coens veut lui maintenir la confrontation caricaturale Flamands / Francophones. Mais en plus, Joachim Coens ne retient rien du modèle Suisse puisque il souhaite le maintien des communautés, modèle qui ne ressemble en rien au fédéralisme territorial des cantons suisses. Bref, on peut étudier avec intérêt le modèle suisse mais sans Joachim Coens et si possible sans le CD&V. Tant que le CD&V fait une obsession de Bruxelles, on tourne en rond. Tant que le CD&V est de la partie, on tire la floche et on reprend un tour ad vitam aeternam.

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