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La ministre de l’Éducation ne compte pas interdire l’écriture inclusive

Caroline Désir ne va pas suivre la France.

Temps de lecture: 2 min

La ministre de l’Éducation ne compte par interdire l’écriture inclusive, comme en France, mais souhaite aussi enrichir le débat à ce sujet, fait-elle part dans les colonnes des titres Sudpresse.

« Tous les moyens pour lutter contre le sexisme et les discriminations doivent être envisagés », dit-elle. « L’écriture inclusive a un rôle à jouer dans les politiques d’égalité. Toutefois, son utilisation ne peut pas nuire à la compréhension de messages, surtout dans un contexte d’apprentissage », explique-t-elle.

La ministre approuve le principe et l’objectif de l’écriture inclusive, mais note que « ces nouvelles pratiques linguistiques et propositions ne sont pas équivalentes ni toujours cohérentes avec les principes de fonctionnement de la langue ».

« Le débat se concentre malheureusement trop sur l’emploi des doublets abrégés par des points médians ou des barres obliques », note Caroline Désir (PS), qui estime que le débat doit être plus riche. « L’écriture inclusive représente surtout l’emploi de techniques de rédaction non sexistes : par exemple, celle qui consiste à utiliser systématiquement les règles relatives à la féminisation des noms de métiers ou de fonctions ou, lorsqu’il s’agit de groupes mixtes, celle qui consiste à préférer des formulations épicènes lorsqu’elles sont disponibles (parler des « êtres humains » plutôt que « des hommes » ou « des membres d’un conseil » plutôt que « des conseillers », NDLR). Ma préférence va très nettement à cette seconde option. »

Elle précise encore ne pas avoir reçu d’informations des écoles ou des pouvoirs organisateurs à propos de l’emploi de points médians, qui semblent être à l’origine des difficultés.

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44 Commentaires

  • Posté par Diez Jean-Guy, vendredi 21 mai 2021, 10:56

    Je ne sais pas très bien qui lit ces réactions, si j'étais ministre je les lirais pour prendre le pouls de l'opinion. Cette histoire de l'écriture inclusive n'est qu'un des nombreux écrans de fumée, comme entre autres la modification insane des rythmes scolaires, pour cacher une réalité dramatique: le niveau extraordinairement bas de l'enseignement belge francophone, prouvé par toutes les enquêtes internationales. Je me suis occupé de remédiation scolaire: les élèves doivent apprendre sur des polycopiés infects, bourrés de fautes d'orthographe, et les matières les plus simples sont enseignées avec de telles complications que les pauvres cerveaux des élèves n'y voient que confusion et ennui. On voudrait leur apprendre à désapprendre que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Les solutions? On est tombé tellement bas qu'il faudrait revenir aux fondamentaux: comprendre un texte en profondeur, redonner aux élèves le goût de l'effort et du travail bien fait, interdire les écrans à l'école, qui sont d'après de nombreuses études de véritables tueurs neurologiques. N'oublions pas que les défis de l'avenir sont immenses, et que notre pays est en train de se faire distancer sur le plan technologique par tous les autres, et pas seulement ceux d'Asie. Dans 10 ans, dans 20 ans, c'est nous qui risquons de devenir le tiers monde si l'on de fait pas de la Connaissance un vecteur capital du progrès de nos sociétés. La roche tarpéienne est près du capitole!!!

  • Posté par Mardens Yves, jeudi 20 mai 2021, 22:27

    Madame Désir aurait bien fait de suivre la France et d'interdire cette stupidité au lieu d'enrichir un débat qui n'a pas de raison d'être.

  • Posté par Petitjean Marie-rose, jeudi 20 mai 2021, 17:54

    J'utilise l'écriture inclusive avec jubilation, qui me "console" des années d'école primaire où j'entendais dire et redire que la masculin l'emporte, me "console" de la société d'alors où les garçons avaient (beaucoup) plus de liberté(s), où avoir un garçon était plus glorieux qu'avoir une fille, où les dirigeants étaient toujours des hommes, où les femmes étaient considérées comme des mineures, où elles étaient moins payées (cela a-t-il tellement changé) ou confinées au foyer (pas toujours par choix), où la parole des femmes n'était pas écoutée, etc. L'écriture inclusive : un plaisir jubilatoire bien innocent face à tant d'injustice ! Et c'est encore trop demander ?

  • Posté par Frippiat Yves-Marie, jeudi 20 mai 2021, 13:30

    Position raisonnable et de bon sens, il me semble. Interdire n'aurait probablement ni utilité ni impact, sinon celui d'exacerber la verve des partisans de cette mode, à vrai dire impraticable si on s'avisait de la généraliser.

  • Posté par Chalet Alain, jeudi 20 mai 2021, 12:30

    Ce qu'il faudrait à la Caroline que personne ne désire, c'est que Αυτή η περιεκτική γραφή είναι πραγματικά το ύψος της ηλιθιότητας ! Mais il est vrai qu'on n'a jamais promulgué de loi interdisant explicitement la stupidité (ηλιθιότητας).

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