Accueil Société Régions Wallonie

Coronavirus: les résultats des événements tests de Spa et de Namur connus

Ces deux premiers événements font partie des 6 expériences-pilotes organisées dans le secteur de la culture par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Temps de lecture: 4 min

Aucun cas positif de contamination au covid n’a été détecté 7 jours après les événements tests de Spa et de Namur, tant parmi les participants que dans le groupe contrôle, annonce vendredi DNAlytics, la société en charge du testing lors de ces spectacles.

Ces deux premiers événements font partie des 6 expériences-pilotes organisées dans le secteur de la culture par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Événement à Spa

Pour la première expérience, le Petit Théâtre de Spa a accueilli, le 7 mai dernier, un concert du groupe Ykons, en intérieur selon une jauge de remplissage de 50 % avec un public masqué assis par bulles distantes de 1,5 mètre et filtré à l’entrée par des tests rapides.

Au final, 190 personnes ont assisté au spectacle. Elles ont toutes été soumises à un test rapide et à un test salivaire, tout comme les 109 personnes constituant l’équipe technique, les artistes, le personnel d’accueil et les invités protocolaires.

Tous ces tests rapides ont donné un résultat négatif, et n’ont dès lors entraîné aucune exclusion. Les prélèvements salivaires ont quant à eux été analysés par le laboratoire de l’ULiège selon la technique PCR. Aucun cas positif n’a été détecté le jour de l’événement, ni parmi les participants, ni au sein du groupe contrôle. Les tests réalisés 7 jours après l’événement sur les participants des deux groupes, qui se sont représentés en nombre suffisant pour garantir la fiabilité des résultats, se sont également avérés négatifs, tant pour les participants que pour le groupe-contrôle, détaille DNAlytics.

Et à Namur

Dans le cadre de Namur en Mai, le 12 mai, il s’agissait d’organiser une représentation en extérieur devant 500 personnes maximum, avec des personnes masquées et installées selon des distances plus faibles que les normes actuellement imposées, c’est-à-dire à 1 mètre de distance.

Ce sont finalement 256 personnes qui ont participé au spectacle et 150 qui ont fait partie du groupe contrôle, auxquels s’ajoutent les 144 membres des équipes techniques, artistes, personnel d’accueil et invités. Tous ont été testés. Un seul cas positif – un membre du staff technique – a été détecté. Aucun cas positif n’a été rapporté parmi les participants et aucun au sein du groupe-contrôle. Les tests réalisés 7 jours après l’événement sur les participants des deux groupes se sont également avérés tous négatifs.

« Il s’agit bien entendu de résultats préliminaires pour ces deux premières expériences », commente Thibault Helleputte, le CEO de DNAlytics. « Il s’agit toutefois de résultats très encourageants. Dans le cas de Spa, ils établissent de manière quantitative que l’organisation d’un concert en intérieur peut être envisagée avec sécurité, selon une jauge de public atteignant 50 % de la capacité de la salle et en appliquant les gestes-barrières qui nous sont devenus familiers. Dans le cas de Namur, les résultats montrent que, moyennant le respect de quelques règles sanitaires fondamentales, la participation à un spectacle n’est pas associée à une hausse mesurable de la contamination au coronavirus », ajoute-t-il.

« Le premier événement-test à Spa se tenait avec un protocole particulièrement strict, dont des tests rapides qui filtraient les entrées dans la salle. Nous nous attendions donc à ce que ces résultats confirment scientifiquement que les lieux culturels sont sûrs avec des protocoles très stricts. Cette expérience a également montré les contraintes pratiques et organisationnelles de tels tests à l’entrée, ce qui sera certainement utile dans le cadre des événements de plus grande ampleur à venir. Quant au test réalisé à Namur, il permet quant à lui de démontrer qu’il est possible de réduire les distances en extérieur tout en garantissant la sécurité du public », souligne de son côté la ministre de la Culture en Fédération Wallonie-Bruxelles, Bénédicte Linard (Ecolo).

« L’ensemble de ces expériences, en testant plusieurs modalités et types de spectacles, visent à aller plus loin que les protocoles qui existent et qui permettent déjà la reprise progressive de la culture. Notre but est de tendre vers une reprise durable et soutenable financièrement pour le monde culturel, grâce à des éléments objectifs et scientifiquement prouvés permettant de maintenir un accès à toute la culture, quoi qu’il arrive dans le futur », conclut la ministre.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

5 Commentaires

  • Posté par hemmer arthur, dimanche 23 mai 2021, 20:59

    Totalement ridicule: si certains pensent retrouver un public nombreux avec de telles conditions, ils ne comprennent rien à l'attente des gens qui vont au spectacle: du plaisir partagé sans contraintes.

  • Posté par Simon Evers, samedi 22 mai 2021, 11:28

    Belle expérience pour démontrer que... lorsqu'on est négatif, on ne contamine personne. Bravo les gars!

  • Posté par Maldague Thierry, vendredi 21 mai 2021, 17:44

    Mais quelle bêtise ce "test scientifique" !! A part le fait que le virus n’apparaît pas par génération spontanée (mais cela c'était déjà connu depuis Pasteur) - que ce soit dans le groupe des spectateurs ou dans le groupe témoin - , je ne vois pas ce que ce test démontre. Je suppose dès lors que l'on va alors appliquer le même protocole à Pukkelpop ?? Le problème est que ce genre de connerie coûte de l'argent au contribuable.

  • Posté par Trevisan Lucio, vendredi 21 mai 2021, 23:54

    +1 ainsi que pour le commentaire de M. Nicodeme. A quoi cela sert-il ? M. Coppieters l'avait déjà annoncé. Mais bon, cela a fait plaisir aux organisateurs et aux spectateurs.

  • Posté par NICODEME CLAUDE, vendredi 21 mai 2021, 16:49

    Etant donné que tous les participants (personnels techniques, artistes et spectateurs) avaient été testés négatif juste avant le spectacle, il me semble évident et normal, qu'ils ne pouvaient se contaminer pendant ce spectacle, sauf si les tests rapides sont absolument non fiables. A la limite, si 7 jours après, quelqu'un était testé positif, on aurait pu raisonnablement avancer que cette contamination était post-spectacle. Donc, je ne comprends pas vraiment l'intérêt d'un pareil test. Si on avait eu au moins une personne connue comme contaminée, alors, on aurait pu au moins voir si l'environnement de la salle de spectacle était clean ou propice à la contagion, étant donné les mesures spéciales (masque, distance,...)

Aussi en Wallonie

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Lesoir Immo Voir les articles de Lesoir Immo