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Union européenne: les 27 ciblent les intérêts du régime biélorusse et gardent le Kremlin à l’œil

Les dirigeants de l’UE ont décidé lundi soir de fermer leur espace aérien à la Biélorussie et d’adopter un nouveau train de sanctions contre le régime d’Alexandre Loukachenko.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 6 min

Une crise peut en cacher une autre. Si l’émoi suscité par « l’affaire Navalny » en Russie a un temps éclipsé le combat pour la démocratie en Biélorussie, l’atterrissage forcé à Minsk du vol Ryanair FR4978 a remis le bras de fer du peuple biélorusse avec le régime dictatorial du « président » Loukachnko sous les feux de l’actualité. Cet épisode hallucinant aurait été opéré sur ordre personnel du dictateur biélorusse – dont la survie tient au soutien que le maître du Kremlin veut bien encore lui accorder, ce qui donne à penser que rien n’a pu être entrepris à Minsk sans en référer à Moscou. Tant et si bien que « l’affaire Ryanair » a ramené le sommet européen au « débat stratégique » prévu à l’agenda du dîner de travail, ce lundi soir : que faire avec la Russie de Vladimir Poutine ?

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18 Commentaires

  • Posté par Van Cam Jacques, mardi 25 mai 2021, 16:09

    Par souci d’équité, l’U.E. ne pourra-t-elle pas faire preuve de la même lâcheté ou bienveillance que dans l’affaire Kashogi. Je ne me souviens pas qu’elle ait pris des sanctions à l’égard de la dynastie des Saoud (plus de ventes d’armes notamment pour massacrer les yéménites, plus d’achat de pétrole, confiscation de tous les biens mobiliers et immobiliers des Saoud en U.E., etc.).

  • Posté par Sabbe Dominique, mardi 25 mai 2021, 11:39

    L'article a visiblement des comptes à régler avec la Russie et part du postulat que rien ne se ferait en Biélorussie sans cette dernière. Posons nous d'abord la question de savoir quel avantage Poutin pourrait tirer de cette affaire qui mettrait, une fois de plus, l'Europe en émoi ? Après l'affaire Navalny, celle du Novitchok, celle de la Crimée et tant d'autres je ne vois pas les avantages qu'il aurait à défier sans cesse l'Europe sachant que la bienveillance de cette dernière à son égard s'érode à vue d'oeil ...... On ne se pose pas la question dans l'article. Et si Poutine avait voulu tendre un piège à l'encombrant Loukatchenko, les deux se détestent, afin de le faire chuter et de mettre en place des personnalités mieux disposées à l'égard de la Russie et plus consensuelles à l'égard de la population biélorusse ? Ce n'est nullement à exclure . C'est la raison qui m'amène a être réservé à propos du contenu de cet article qui un peu facilement, comme d'autres, a pris le plis de voir encore et toujours en la Russie quoi qu'elle fasse, la marque de l'intrigue maléfique. Le lexique de l'article est éloquent.

  • Posté par COURARD DIDIER, mardi 25 mai 2021, 13:33

    Nous ne sommes pas dans les bureaux du FSB... Ces gens là manient la géopolitique comme vous et moi notre brosse à dent. Si la Russie est aux manettes, ce qui est très plausible, alors il faut s'attendre à une stratégie bien plus subtile que Charles Michel et les médiocres qui l'entourent ne sont capables de concevoir. Qu'on l'aime ou pas Vladimir Poutine est certainement le dirigeant politique le plus habile depuis la seconde guerre mondiale et n'oublions pas.... La Russie est le pays du jeu d'échec!

  • Posté par Patrick Yamedjeu, mardi 25 mai 2021, 12:17

    C'est la russophobie habituelle. C'est pas demain qu'on lira de vraies analyses dans le Soir ou autres médias similaires.

  • Posté par GRILLO JEAN-PIERRE, mardi 25 mai 2021, 12:15

    si vraiment Poutine désapprouve, il peut le signaler... ce qu'il ne fait pas. Donc je penche pour l'hypothèse du consensus (sinon plus) entre Poutine et son vassal.

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