Détournement d’un avion: l’opposition bélarusse appelle les Etats-Unis et le G7 à l’action contre le régime

Les autorités bélarusses sont accusées d’avoir rerouté un vol commercial Athènes-Vilnius sur Minsk à cause d’une prétendue alerte à la bombe afin de pouvoir arrêter Roman Protassevitch.
Les autorités bélarusses sont accusées d’avoir rerouté un vol commercial Athènes-Vilnius sur Minsk à cause d’une prétendue alerte à la bombe afin de pouvoir arrêter Roman Protassevitch. - AFP.

La cheffe de l’opposition biélorusse en exil, Svetlana Tikhanovskaïa, a appelé mardi les Etats-Unis et le G7 à l’action contre le régime d’Alexandre Loukachenko, accusé d’avoir détourné un avion de ligne pour arrêter un opposant à bord.

Après un entretien avec le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan, elle a appelé sur Twitter «les Etats-Unis à isoler le régime et à faire pression avec des sanctions».

La candidate à la présidentielle d’août 2020 a aussi réclamé, dans un message publié sur Telegram, «la participation des forces démocratiques biélorusse au G7» prévu du 11 au 13 juin au Royaume-Uni.

« Conférence internationale »

Elle a souhaité également la tenue «cet été d’une conférence internationale de haut niveau pour résoudre la crise au Belarus».

Lundi soir, les dirigeants de l’UE ont eux décidé de fermer leur espace aérien en Biélorussie et d’adopter un nouveau train de sanctions contre le régime d’Alexandre Loukachenko.

Les autorités biélorusse sont accusées d’avoir rerouté un vol commercial Athènes-Vilnius sur Minsk à cause d’une prétendue alerte à la bombe afin de pouvoir arrêter Roman Protassevitch, un journaliste d’opposition de 26 ans qui était à bord. Sa compagne, Sofia Sapéga, une ressortissante russe, a également été arrêtée.

Le régime d’Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, est déjà ciblé par de multiples sanctions occidentales pour avoir durement réprimé un mouvement de contestation inédit qui a vu des dizaines de milliers de personnes défiler dans les rues en 2020 à l’occasion de la présidentielle d’août, jugée «truquée» par les Européens.

Le régime biélorusse n’a lui fait qu’accroître la répression, emprisonnant ou forçant à l’exil ses détracteurs.

 
 
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