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Accord interprofessionnel 2021-2022: pas d’accord sur la prime corona

Les partenaires sociaux, réunis au sein du groupe des dix, ont répondu à l’exécutif par deux courriers, indiquant qu’ils ne pourraient pas s’entendre sur les volets « norme salariale » et « prime corona ».

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Les partenaires sociaux (patronat et syndicats) ont indiqué au gouvernement fédéral qu’ils ne pourraient pas s’entendre, non seulement sur la norme salariale fixée à 0,4 % par le Conseil Central de l’Économie (CCE), mais aussi sur la prime corona, a indiqué mardi le ministre de l’Economie Pierre-Yves Dermagne (PS) en commission Affaires sociales de la Chambre.

Des négociations sont par contre en cours sur quatre autres thèmes : la revalorisation du salaire minimum, l’harmonisation du régime ouvrier et employé en matière de pension complémentaire, un assouplissement temporaire du régime des heures supplémentaires en 2021-2022 et les fins de carrière. « Les partenaires sociaux ont promis des progrès avant le 4 juin », a annoncé le ministre. « Il existe une volonté d’aboutir à bref délai et dans la discrétion. C’est une preuve qu’il y a de la bonne volonté. »

Le gouvernement fédéral s’était entendu dans la nuit du 4 au 5 mai dernier sur une proposition de médiation à l’attention des partenaires sociaux, qui avaient échoué à conclure un accord interprofessionnel pour les années 2021-2022. Comme le prévoit la loi, en cas d’échec des négociations, la balle revient dans le camp du gouvernement. Celui-ci s’était accordé sur une proposition de médiation contenant le maintien de la norme salariale à 0,4 % (hors indexation et sans compter les avantages corona) et sur la possibilité d’octroyer une prime unique de maximum 500 euros sous forme de chèque-consommation. Les partenaires sociaux, réunis au sein du groupe des dix, ont répondu à l’exécutif par deux courriers, indiquant qu’ils ne pourraient pas s’entendre sur les volets « norme salariale » et « prime corona ». Les quatre autres points de la proposition de médiation sont par contre bien débattus.

Pour contester la proposition, les deux principaux syndicats CSC et FGTB ont déposé un préavis de grève jusqu’au 10 juin, dernier jour de médiation du gouvernement. Les syndicats espèrent toujours que la loi de 1996 relative à la norme salariale sera révisée afin d’obtenir des augmentations de salaire plus élevées.

Interrogé sur ce point, Pierre-Yves Dermagne ne s’est pas prononcé sur ce préavis. « Je peux entendre que, pour les représentants des travailleurs, travailler dans le cadre de la loi (sur la compétitivité de 1996, ndlr), telle que modifiée en 2017, limite trop fortement la marge de négociation », a-t-il déclaré. « Nous devons nous préparer pour le prochain AIP afin de donner plus de souplesse à la négociation. Nous devrons emprunter cette approche, si nous voulons que les interlocuteurs puissent encore conclure des accords. »

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