Chasse à l’homme: la Sûreté de l’Etat devrait être mieux outillée pour détecter le radicalisme, selon Vincent Van Quickenborne

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD).
Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD). - Photo News

Alors que l’on reste sans nouvelles de Jürgen Conings, militaire radicalisé qui a pris la fuite avec des armes de la Défense, le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD) affirme jeudi dans La Libre Belgique que l’on avance vers un meilleur outillage des agents de la Sûreté de l’Etat pour surveiller la radicalisation.

Utilisation de discours extrémistes

Le dossier avance «grandement», peut-on lire dans les pages du quotidien. «Pour avoir accès aux espaces secrets sur le Net et les réseaux sociaux, nos services de sécurité doivent être en mesure de gagner la confiance de leurs cibles. Ils se heurtent souvent aux limites de ce qui est légalement admissible dans le cadre de leurs fonctions. Le gouvernement développe un cadre adapté à l’infiltration par des agents et des informateurs pour faire face à ces restrictions», y explique le ministre. «Par exemple, l’utilisation de discours extrémistes ou haineux doit être autorisée dans certains forums afin de mieux comprendre le recrutement de terroristes potentiels. Mais attention, il ne s’agira pas d’un chèque en blanc. Ces opérations seront encadrées par des magistrats.»

Par ailleurs, Vincent Van Quickenborne souhaite que le fait d’être listé par l’Ocam comme personne radicalisée aille de pair avec un refus automatique d’accès «à certains lieux ou à certaines professions», «aux services de sécurité, aux infrastructures critiques et aux armes et munitions, par exemple».

 
 
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