Basket: Mons a contrôlé et s’est imposé contre Anvers (75-64)

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Si Mons a abordé les playoffs à la 2e place à égalité avec le favori ostendais, c’est parce qu’il cultive les mêmes valeurs collectives et défensives, deux dimensions essentielles dans la conquête d’un titre dont le nouveau porte-flambeau du basket wallon n’a peut-être jamais osé rêver aussi concrètement. Et si la 5e finale de son histoire en D1 ne tient plus qu’à une manche – à arracher idéalement dès samedi à la Lotto Arena pour éviter une belle lundi qui serait pénalisante dès lors que, dans l’autre demi-finale, Limburg ne paraît pas avoir les moyens de la forcer ce vendredi contre Ostende –, c’est parce que Mons est resté fidèle aux principes qui valent au coach Bosnic une prolongation de 3 ans tant il en est le garant.

Conscient de l’importance souvent cruciale de ce premier match dans une série au meilleur des trois, le Bosnien avait d’ailleurs bien du mal à contenir sa nervosité. Mais dès le coup d’envoi, c’est son énergie qu’il transmit. S’il avait pu monter sur le terrain, le Coach de l’année ne s’en serait pas privé pour colmater les fuites que sa défense avouait encore… Le temps d’un quart-temps (15-16) au cours duquel l’entrée de Spencer, auteur d’une grosse prestation (18 points et 15 rebonds), avait déjà fissuré la raquette d’Anversois réputés pour leur physique, beaucoup moins pour leur constance ou leur discipline. Or, Mons, lui, avait trouvé dans le rythme insufflé par Lambot la fluidité dans sa circulation et la justesse dans son exécution. Et comme Penava et Mintogo sortirent de son banc avec la même hargne, les Giants, que seul Dudzinski éclairait, se firent asphyxier d’un 23-8 soldé à 38-24 à la mi-temps !

Le capitaine anversois eut alors beau doubler son capital de 12 points en 4 minutes (46-36), les Montois, maîtres de leurs nerfs et sûrs de leur assise collective, ne sont pas du genre à paniquer lorsque l’écart se resserre. Du reste, pas tant que cela puisque malgré la montée en puissance des Giants, celui-ci demeurait de 11 unités (54-43) à l’abord du dernier acte. Anvers avait puisé dans ce deuxième quart-temps remporté en haussant le rythme la conviction qu’un premier succès en 3 confrontations cette saison face à Mons restait possible. Mais ses élans furent par deux fois (à 60-54 puis à 65-58) rabroués, autant par des erreurs individuelles, un péché récurrent dans un effectif pas assez soudé, que par l’inébranlable foi qui pousse à l’inverse les Montois à ne jamais céder à l’individualisme – 6 de leurs 7 marqueurs ont inscrit minimum 8 points pour en témoigner – et qui leur permet depuis le début de saison de mieux gérer les situations tendues.

 
 
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