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Christie Morreale sur les numéros Inami: «J’espère que ce débat ne sera pas communautaire» (vidéo)

Pour les Flamands, trop de numéros Inami sont attribués aux francophones.

Temps de lecture: 2 min

La ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, ne soutient pas l’idée d’un concours instauré à la fin des études de médecine pour attribuer les numéros Inami aux étudiants diplômés en fonction du nombre de numéros réellement disponibles. Selon elle, la crise sanitaire a montré au contraire la nécessité d’avoir plus de médecins.

Des discussions ont lieu entre les partis francophones et flamands de la majorité Vivaldi sur le dossier des numéros Inami qui, depuis 20 ans, suscite la controverse entre le nord et le sud du pays, rapporte vendredi Le Soir. Les membres flamands du gouvernement pousseraient les francophones à accepter une sélection à la fin des études en échange d’un nombre accru de numéros Inami. En 2018, l’ex-ministre de la Santé, Maggie De Block, avait tenté d’imposer des « attestations de contingentement » en fin de cursus afin que les quotas fédéraux décidés pour les nouveaux médecins pour 2025 et les années suivantes soient respectés, mais le ministre francophone de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, s’y était fermement opposé. D’après le quotidien, le point devait être abordé ce vendredi en comité ministériel restreint, mais il a été reporté, faute de consensus.

Un concours régit déjà l’entrée des études de médecine, a rappelé la ministre socialiste. « On a déjà mis des règles de concours au départ. Aujourd’hui, dans le contexte actuel, quand on voit le nombre de médecins que l’on recherche du côté francophone, ce serait stérile et contre-productif de mettre des barrières en plus, c’est plutôt l’inverse qu’il faudrait faire », a-t-elle expliqué sur les ondes de La Première.

« On a une crise sanitaire qui a montré qu’on a besoin de professionnels de la santé, de médecins généralistes et de spécialistes. L’idée n’est pas de bloquer mais d’ouvrir », a-t-elle ajouté.

 

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6 Commentaires

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 31 mai 2021, 10:46

    Toutes ces gesticulations ne reposent que sur un postulat qui affirme que plus de praticiens avec n° INAMI entraine mécaniquement et nécessairement plus d'actes remboursés. C'est, peut-être, vrai toutes autres choses étant égales par ailleurs. Mais toutes les autres choses ne sont, précisément, pas égales par ailleurs. Et même si c'était toujours vrai, ça ne répond de toute façon pas à la question, pourtant essentielle, de savoir quel est le "bon" nombre d'actes qu'il faut rembourser et, partant, du juste nombre de praticiens dont nous avons besoin.

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 31 mai 2021, 10:42

    Le fédéral n'a fait, comme d'habitude, qu'exécuter les instructions venant de la Flandre, laquelle ne visait que les économies à faire dans ses universités en n'y admettant plus qu'un nombre limité d'étudiants en 1ère année (la plus couteuse). A aucun moment, ni le budget de la Sécu ni la qualité des soins n'a été l'objectif de qui que ce soit.

  • Posté par Lerusse Marcel, samedi 29 mai 2021, 19:39

    Pourquoi donne t'on des numéros Inami au médecins étrangers pour travailler dans des hôpitaux francophones .

  • Posté par Moriaux Raymond, lundi 31 mai 2021, 10:49

    @ Lerusse. En effet, le rationnement des n° INAMI ne concerne que les diplômés belges des universités belges... Ce qui peut être vu comme une sorte de discrimination négative.

  • Posté par Schenkel Manuella, vendredi 28 mai 2021, 12:07

    Et à la fin des études, on fait quoi après ce concours ? on explique à certains qu'ils ne peuvent rien faire avec leur diplôme ? et après on fait venir des médecins de l'étranger ? je suis déjà tombée sur certains qui parlent avec peine une de nos 3 langues nationales alors je n'en voit pas l'utilité

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