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L’Union européenne prévoit jusqu’à 3 milliards d’euros d’aide à une «future Biélorussie démocratique»

L’UE a présenté un projet de soutien à la Biélorussie prévoyant jusqu’à 3 milliards d’euros d’aide au pays, en cas de transition démocratique quand l’actuel président aura quitté le pouvoir.

Temps de lecture: 3 min

L’Union européenne a présenté vendredi un projet de soutien à la Biélorussie prévoyant jusqu’à 3 milliards d’euros d’aide au pays, en cas de transition démocratique quand Alexandre Loukachenko aura quitté le pouvoir.

«Les grandes lignes d’un plan global de soutien économique à une futur Biélorussie démocratique» ont été communiquées par la Commission au Conseil européen, qui représente les 27 Etats membres de l’UE.

Ce plan, d’un «montant maximal de 3 milliards d’euros», sera activé «une fois que la Biélorussie aura entamé une transition démocratique», a indiqué la Commission dans un communiqué. Elle rappelle que l’UE a jugé «ni libre ni équitable» l’élection présidentielle d’août 2020, qui a vu la réélection de M. Loukachenko.

«Nos messages sont doubles. Au peuple de Biélorussie: nous voyons et entendons votre désir de changement, de démocratie et d’un avenir radieux. Et aux autorités biélorusses : aucune répression, brutalité ou coercition n’apportera la moindre légitimité à votre régime autoritaire», a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, citée dans le communiqué.

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«Lorsque – et nous pensons qu’il s’agit de savoir quand, et non pas si – la Biélorussie entamera sa transition démocratique pacifique, l’UE sera là pour l’accompagner», a-t-elle ajouté.

« Il est temps de changer de cap »

«Jusqu’à présent, vous avez ignoré de manière flagrante le choix démocratique du peuple biélorusse. Il est temps de changer de cap», a-t-elle lancé à l’attention du président biélorusse.

Ce plan, composé de subventions et de prêts, visera à «stimuler la reprise économique du pays, à s’attaquer aux réformes structurelles essentielles et à investir dans les infrastructures».

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Une porte-parole de la Commission a précisé que Mme von der Leyen avait écrit à la chef de l’opposition biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa, et à d’autres personnalités de l’opposition afin d’«exprimer son respect et son admiration pour le courage et la force du peuple biélorusse».

La proposition intervient alors que l’UE a accru la pression sur le régime en place à Minsk après l’atterrissage forcé d’un vol Ryanair Vilnius-Athènes dimanche et l’arrestation d’un journaliste dissident à bord.

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Les Européens ont décidé d’interdire aux compagnies aériennes biélorusses le survol du territoire de l’UE et ont recommandé à leurs transporteurs d’éviter l’espace aérien biélorusse.

Ils travaillent en outre à l’élargissement des sanctions contre la Biélorussie et envisagent de frapper des secteurs clés de l’économie pour tenter de réduire le soutien financier au pouvoir biélorusse.

L’Union européenne a déjà gelé les avoirs et interdit l’octroi de visas à M. Loukachenko et à 87 autres personnalités du régime.

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5 Commentaires

  • Posté par du Coche LaMouche, samedi 29 mai 2021, 0:52

    Et après, on viendra encore nous bassiner avec "l'ingérence" russe ou chinoise... Mais quel état digne de ce nom accepterait un marché aussi humiliant ? Nos dirigeants ont-ils tant de mépris pour ces peuples qu'ils se sentent obligés de les soudoyer pour leur imposer leur soi-disant "démocratie". Comme disait Orwell, la liberté, c'est l'esclavage.

  • Posté par Det Ben, vendredi 28 mai 2021, 18:42

    où sont les exemples de renversement d'état par l'argent de l'étranger qui ont marchés ? On se trompe toujours à se croire supérieur et de garantir une "démocratie" d'apparence. Nos gouvernants fonctionnent avec rapports de force et volonté de pouvoir. Toute opportunité est bonne à prendre. Leur volonté et leur conception de la démocratie ne sont pas les miennes. Ils utilisent la notion de "démocratie" pour séduire notre morale et puis ils abandonneront ces démocraties dans leurs faiblesses dès lors qu'ils auront eu ce qu'ils voulaient. Des contrats juteux pour leurs donateurs généreux agissant dans l'ombre. Boris Esltine était le chouchou de nos dirigeants dès lors que des multinationales occidentales allaient pouvoir faire leurs courses à bas pris pour mettre la main sur les avoirs russes. Poutine est passé par là. Et depuis, on oublie notre hypocrisie et on se focalise sur Poutine .... qu'on a créé de notre propre volonté.. à ne pas vouloir de cette Russie là, moins docile que celle promise par Boris. (schéma un peu court mais pas si "faux" que cela). On a créé une démocratie ukrainienne gangrénée de toute part. On a méprisé la Grèce et son peuple lors de la crise des subprimes pour garantir nos avoirs. Tout est une question d'argent et de pouvoir. La démocratie, elle est dans l'esprit des sages, pas de nos politiciens.

  • Posté par du Coche LaMouche, samedi 29 mai 2021, 0:53

    Comme vous avez raison ! Votre analyse est très pertinente.

  • Posté par Patrick Yamedjeu, vendredi 28 mai 2021, 23:02

    @Mr Ben. Il n'y a rien d'autre à ajouter. Vous avez tout dit. De plus, les 2 exemples que vous mentionnez ne datent pas de si longtemps que cela. malheureusement, beaucoup de gens ont la mémoire sélective.

  • Posté par LIENARD NORBERT, vendredi 28 mai 2021, 17:21

    Ce n est pas avec de l argent qu on fait une démocratie.Il n y a rien d autre à faire avec notre argent ?

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