Le parlement bruxellois veut limiter l’octroi de collaborateurs aux ministres sortants

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Le parlement bruxellois demande au gouvernement de limiter la mise à disposition de personnel assistant les anciens membres du gouvernement, après leur sortie de fonction.

Il a approuvé vendredi à l’unanimité une résolution de la majorité destinée à demander au gouvernement bruxellois de restreindre la portée de cette mesure dans le temps. Quatre députés de groupes de l’opposition se sont abstenus pour exprimer la mauvaise humeur de celle-ci à propos du fait que la majorité a déposé une proposition quasi similaire à une autre antérieure, de la N-VA.

Lorsque ce texte se concrétisera, soit vraisemblablement d’ici le début de la prochaine législature, les anciens ministres ou secrétaires d’État pourront à l’avenir avoir un assistant au lieu de deux, et pendant deux ans, et plus cinq comme c’est le cas actuellement. Pour un membre du gouvernement qui n’a pas exercé le mandat pendant toute la législature, la période est réduite proportionnellement.

Les anciens membres du gouvernement qui remplissent un mandat parlementaire n’auront pas droit à un assistant.

La résolution demande également au gouvernement régional, de développer, avec les autres gouvernements, un «ensemble cohérent de pratiques dans ce domaine». Le Parlement insiste également sur un statut financier unifié.

La N-VA avait mis une proposition quasi similaire sur la table, ce qui a poussé les partis de la majorité à mettre au point une proposition concertée entre eux. Selon la cheffe du groupe nationaliste flamand, Cieltje Van Achter, le dispositif actuellement en vigueur engendre une dépense de 4,5 millions d’euros. L’opposition, outre la N-VA, le cdH a déploré la frilosité de la majorité à l’égard de la proposition initiale.

Sans retirer le mérite à l’opposition d’avoir mis le sujet du la table, les députés Emmanuel De Bock (DéFI) et John Pitzeys (Ecolo) ont indiqué que selon une pratique très fréquente et très ancienne, les partis de la majorité avaient pour habitude de préparer ensemble leurs propositions, ce qui prend du temps. Sur le fond, ce dernier a jugé qu’en l’état, le dispositif relevait «d’une forme de privilège indû».

De son côté, le chef du groupe PS, Ridouane Chahid, a été plus tranchant: «il y a des textes d’une opposition dont je veux bien discuter, et ceux d’une opposition dont je ne veux pas discuter. Vous voulez défendre des textes de la N-VA que je n’assume pas. Le Parti socialiste assume cette position-là», a-t-il dit à l’attention du cdH qui soutenait la proposition de la N-VA et a déploré que ce texte «de l’opposition», comme d’autres, ne soit pas soutenu par la majorité.

 
 
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