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Réduire les délais pour réussir: tous les étudiants ne disent pas non

La ministre Glatigny s’attelle à corriger les effets pervers du décret Paysage. La FEF a sondé son public sur le sujet. Les étudiants rejettent une partie du projet mais apprécient qu’on leur impose des balises globales.

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Chef du service Société Temps de lecture: 4 min

Responsabiliser les étudiants… La réforme du décret Paysage organisant les études supérieures en fait son fil rouge, même si ministre et bénéficiaires n’ont pas toujours la même vision de cette “ “responsabilisation”. Alors qu’elle sera appelée prochainement à la table officielle de la concertation, la Fédération des étudiants francophones a consulté le terrain via ses réseaux nationaux et régionaux. Au terme d’une enquête en ligne, près de 5.000 jeunes ont donné un avis souvent tranché, parfois étonnant. Le Soir vous livre, en exclusivité, les principaux enseignements.

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8 Commentaires

  • Posté par Naze Guy, lundi 31 mai 2021, 8:54

    On présente souvent le "laisser du temps pour réussir" comme une mesure sociale - mais qui peut se payer des études longues ? D'autre part, les étudiants actuels qui traînent finissent par découvrir qu'ils ne sont plus finançables : aucune réorientation possible, ni vers le supérieur non universitaire belge ni vers un supérieur ailleurs en Europe - restent alors les pays non-européens : de nouveau, qui peut se les payer ? La responsabilisation du décret paysage n'a en fait pas fonctionné du tout : elle n'a pas amélioré le taux de réussite, elle a juste entraîné un allongement des études ! Revenir à la situation précédente n'est donc pas une mauvaise décision. En attendant, il y a un autre problème : le niveau des étudiants baisse, que ce soit en primaire, secondaire, ou supérieur - on se retrouve avec des étudiants en master physique incapable de faire un exercice de trigono autrefois fait en 4e secondaire... Et il ne faut pas les arrêter (échec à l'échec)... Alors pas étonnant qu'un marché globalisé aille chercher ses employés hors Belgique...

  • Posté par Baillieux Claude, lundi 31 mai 2021, 17:47

    tout travailleur ne doit pas maîtriser les modèles complexes actuels ; ils sont au dessus de la compréhension , de la motivation , du travail de la majorité des jeunes; mais on a besoin de gens qui maîtrisent la complexité actuelle; l'enseignement de la communauté francaise est une farce et un leurre; un instituteur de 1920 avait une compétence et une compréhension du monde bien supérieure à la plupart de nos diplômes bac actuel; offrez des parcours de formation différenciés mais apprenez à nos jeunes, exigez le sens de l'effort et le goût de la maîtrise; combien de cours du supérieur "bien prétentieux " , a la matière très vaste , mzais dont on oublie 80% quand on prépare les questions d'examen

  • Posté par Debrabander Jean, lundi 31 mai 2021, 4:17

    9 ans pour un master ! On croit rêver !

  • Posté par lambert viviane, lundi 31 mai 2021, 1:06

    Que représente encore la FEF ? La méritocratie avait de bon qu'elle faisait fonctionner l'ascenseur social. L'égalitarisme actuel n'a plus rien égalitaire ! Le système de bourse d'étude qui sert à lutter contre les inégalités sociales, est excellent... quand on étudie et qu'on réussit! Laissons tomber ce mot "précaire " utilisé à tord et à travers par les media, les politiques et autres analphabètes

  • Posté par J.-M. Tameyre, dimanche 30 mai 2021, 23:56

    Je suis en fin de carrière dans le privé. Pendant 5 ans, j'ai travaillé 50 à 60 h/semaine pour suivre les cours et passer un second master en soirée, en plus du boulot. J'ai ensuite décroché un excellent emploi dans une multinationale, toujours à raison de 50 à 60 h/semaine. Je doute très fort que les jeunes qui auront toutes ces "facilités" pour accomplir un parcours semblable au mien puissent un jour joindre des emplois valorisants où ils s'investissent. Leurs employeurs préfèreront des indiens ou des européens de l'Est qui n'ont pas encore perdu le goût de l'effort et le satisfecit du travail accompli. C'est déjà le cas en IT où il y a des milliers de postes à pourvoir mais très peu de gens compétents et investis pour les saisir.

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