Signes convictionnels: le Centre d’Action Laïque «choqué» par la décision de la Stib

Signes convictionnels: le Centre d’Action Laïque «choqué» par la décision de la Stib

Le Centre d’action laïque (CAL) se dit «choqué» de la décision de la Stib lundi de ne pas interjeter appel du jugement récent du tribunal du travail tranchant que la société de transport bruxelloise avait fait preuve de discrimination à l’égard d’une candidate à l’emploi portant un voile en raison de ses convictions religieuses.

Le Centre d’action laïque demande à la Stib de s’expliquer «en toute transparence» sur les raisons qui l’ont amenée à ainsi accepter d’être qualifiée sur le plan judiciaire d’entreprise discriminante et, le cas échéant, de «revenir sur cette décision».

«La question de la neutralité des agents des services publics est trop importante que pour être le simple jeu de calculs électoralistes», estime Véronique De Keyser, présidente du CAL dans une réaction diffusée lundi soir.

Le centre prie aussi le gouvernement bruxellois «d’enjoindre à la Stib de faire marche arrière».

Appel aux politiques

De manière plus générale, les responsables politiques sont invités à adopter «une législation garantissant fermement la neutralité des agents publics».

«Légiférer en cette matière permettra enfin de sortir de la gestion au “coup par coup” de cette question et de l’insécurité juridique comme de l’inégalité de traitement suscitées par cette absence de clarification», pointe le CAL dans sa réaction.

Le président du Comité de gestion de la Stib, Merlijn Erbuer, a souligné lundi soir que la société publique de transport «a toujours été pionnière en matière de diversité. «C’est parce que nous souhaitons poursuivre dans cette voie que le Comité de gestion a décidé de ne pas aller en appel de l’ordonnance du tribunal du travail malgré ses imperfections», a-t-il justifié.

Selon un communiqué de la direction, le Comité de gestion a demandé à la Stib de se lancer dans un processus participatif de révision de sa politique de neutralité.

Selon la société bruxelloise de transport public, un des deux commissaires du gouvernement (NDLR: le commissaire Open VLD, selon une source bien informée, proche du Comité de gestion) s’est réservé le droit de suspendre cette décision dans les quatre jours et de la mettre sur la table du gouvernement bruxellois.

 
 
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