Geneviève Damas remporte le Prix des Lycéens

Geneviève Damas: le Prix des Lycéens en 2021 après le Prix Victor-Rossel en 2011 et le Prix des cinq continents de la francophonie en 2012.
Geneviève Damas: le Prix des Lycéens en 2021 après le Prix Victor-Rossel en 2011 et le Prix des cinq continents de la francophonie en 2012. - Pablo Garrigos.

En ces temps de pandémie, de confinement et d’écoles souvent fermées, la lecture a plus que jamais constitué une bulle d’oxygène pour les 2.800 élèves de 5e et 6e secondaire qui ont pris part à la quinzième édition du Prix des lycéens de littérature. Cinq romans belges francophones leur étaient soumis. C’est Bluebird de Geneviève Damas (Gallimard) qui a le plus conquis les lecteurs.

Les autres romans étaient Le Cahier orange, de Bernard Caprasse (Weyrich) ; Il fait bleu sous les tombes, de Caroline Valentiny (Albin Michel) ; Le Pisseux, de Damienne Lecat (Academia) ; et Vade retro, Félicien !, un polar de Francis Groff (Weyrich).

« Ton juste »

Pour les lycéens, « Geneviève Damas a trouvé le ton juste pour faire entendre la voix de Juliette, une adolescente de notre âge qui découvre subitement qu’elle est enceinte de plus de six mois. Comme sur un fil, tiraillée et déséquilibrée par les émotions qui la traversent, Bluebird se livre dans une longue lettre à son bébé. Elle lui dit son déni, sa peur, ses désirs d’avenir, et ses hésitations face au dilemme qui la déchire : la meilleure façon d’aimer son enfant est-elle de le garder ou de le confier à l’adoption ? Le livre refermé, Juliette a grandi. Et nous aussi. »

Dans les Livres du Soir, nous avions nous aussi applaudi ce roman. « On a rarement lu plus fine et plus émouvante analyse psychologique du désarroi d’une ado frappée par une grossesse inattendue », écrivions-nous. « Cassée par l’incompréhension de sa mère, au point qu’elle la quitte pour aller vivre chez Mamy, la grand-mère paternelle. Mais heureusement aidée par des femmes superbes : Mamy, compréhensive et aimante ; sa psy, sa gynéco, la fille du centre d’adoption ; et, surtout, Yvette, rescapée du Rwanda, seule survivante de sa famille tuée devant elle, violée à plusieurs reprises, et qui donne à Bluebird de la vitalité, de la force, de la résilience. Les hommes sont d’ailleurs assez absents de cette histoire, comme s’il n’y avait que des femmes pour réajuster la vie et les rêves. »

 
 
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