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Voile: l’abstention coupable du monde politique

Le gouvernement bruxellois est saisi, bien malgré lui, du dossier du voile. Seule bonne nouvelle : le voici en mesure de réparer trente ans d’impéritie, et de trancher, enfin.

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Chef du service Politique Temps de lecture: 3 min

C’est reparti. L’éléphant est à nouveau entré dans le magasin de porcelaine. Au plus mauvais moment, le débat sur le voile recommence à fracturer le monde politique belge, jusqu’au niveau fédéral, et derrière lui, la société. Comme très souvent, il part d’une école, d’une commune ou, ici, d’une entreprise, où une femme entend se voir reconnaître le droit de porter le voile. Il s’enflamme. Et puis ? Et puis rien. Le monde politique ne décide pas, parce que les différents partis ne s’accordent pas sur une position, si tant est qu’ils en aient une. Et l’institution concernée est priée de se débrouiller toute seule. Mais promis, on va s’en occuper. A dans dix ans.

Et c’est comme cela qu’au début de ce mois, le tribunal du travail de Bruxelles a bien dû se résoudre à rendre justice sur la base d’une interprétation créative de principes juridiques, faute, pour le juge, de disposer d’un texte légal que le parlement bruxellois, trente ans après le début des polémiques, n’a pas encore daigné produire.

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39 Commentaires

  • Posté par Bricourt Noela, vendredi 4 juin 2021, 15:59

    Il fut un temps, pas si lointain, où le serment devant les tribunaux faisait référence à dieu et cette référence a été supprimée. De même , dans qq Justices de Paix un crucifix était resté accroché, survivance ancienne. A juste titre, certains s'en sont offusqués et les crucifix ont été enlevé. Et maintenant, on recommence avec d'autres signes religieux.

  • Posté par GILLAIN Léon, vendredi 4 juin 2021, 1:44

    Si non, qu'ils fassent garde à la possible sanction par leurs membres qui voteraient pour DEFI !

  • Posté par GILLAIN Léon, vendredi 4 juin 2021, 1:41

    D'accord avec le réquisitoire! Bien davantage encore d'accord avec la conclusion: dans un Etat démocratique, CE NE SONT PAS LES JUGES QUI FONT LA LOI ! J'ajoute que, sur ce sujet, socialistes et libéraux du sud et du nord devraient pouvoir converger dans une ré-affirmation de laïcité stricte et radicale, s'il le faut en "expurgeant" leurs membres partisans des accomodements raisonnables, cette horreur anglosaxonne à laquelle les calotins de tous bords attribuent évidement la vicieuse vertu de remettre la/les religion(s) dans l'orbite de la chose publique !

  • Posté par Fernández de Heredia María , jeudi 3 juin 2021, 6:20

    La loi devrait réguler les limites des règlements des entreprises, tant publiques que privées. Si une entreprise ne peut pas décider sur les vêtements au travail, dans le respect de la concertation ou d'autres considérations que la loi doit établir, elle ne peut pas faire face à des conflits. Je ne vois pas pourquoi une femme musulmane aurait un droit absolu au voile et d' autres travailleurs ne pourraient pas porter des shorts ou des boucles d'oreille, par exemple, parce qu' ils ne sont pas "sacrés". Le monde politique doit marquer les limites des droits et obligations dans les entreprises ou on ira à des discriminations beaucoup pires et à des ambiances de travail pourris.

  • Posté par Usual Suspect, mercredi 2 juin 2021, 19:45

    Sur la question de l'islam, c'est quasi tout le monde politique qui se "voile" la face.

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