Le chef de la Défense sur l’affaire Jürgen Conings: «Il ne faut pas s’en cacher, des erreurs ont été faites»

Dans cet article
Le chef de la Défense, l’amiral Michel Hofman.
Le chef de la Défense, l’amiral Michel Hofman. - Photo News.

Michel Hofman était l’invité de Matin Première sur la RTBF, ce mercredi. Pour le chef de la Défense, « il ne faut pas s’en cacher, des erreurs ont été faites au niveau des flux d’informations, de l’application de certaines procédures de sécurité ». « L’erreur que nous avons pointée, c’est que l’information n’est pas remontée jusqu’au plus haut niveau », explique l’amiral Hofman.

M. Hofman attend les conclusions de l’enquête pour envisager les suites à donner à ces erreurs. « A partir des conclusions de ces enquêtes, on pourra tirer les bons enseignements et amener les corrections dans nos procédures », affirme-t-il.

« Jürgen Conings a-t-il eu des complices dans sa préparation ? » interroge Thomas Gadisseux. « C’est un élément qui peut jouer, c’est assez spéculatif pour le moment », répond Michel Hofman.

« En vie et sans victime »

Alors que le militaire Jürgen Conings est toujours recherché, le chef de la Défense espère que la traque de Jürgen Conings sera rapidement achevée, « qu’on le retrouve le plus rapidement possible en vie et sans victime ». Et d’ajouter : « Tant que cela s’avérera nécessaire, nous sommes en appui de la police fédérale (…) ce sont principalement les moyens de la police fédérale et du parquet fédéral qui sont engagés ».

Michel Hofman évoque le manque de moyens de l’armée, qui, selon lui, se trouve dans une « situation particulièrement délicate pour le moment ». Le militaire l’affirme : « dans certains services, dans certaines unités, nous sommes au point de rupture et il est normal que dans ces conditions des fautes se passent ».

Selon le chef de la Défense, « il y a énormément de processus à coordonner. Tout ça, il faut le gérer au mieux tout en effectuant nos missions de manière sécure ».

« L’armée, ce n’est que le reflet de la société »

Du laxisme par rapport aux idées d’extrême droite dans l’armée ? Pour l’amiral Hofman, « l’armée, ce n’est que le reflet de la société, nous trouvons toutes les tendances, toutes les opinions ».

Jürgen Conings a vécu pendant des années dans un chalet situé dans le Dilserbos

Par Belga

Dilserbos.
Dilserbos. - Belga

Le militaire en fuite Jürgen Conings a vécu, il y a deux ans, dans un chalet du domaine de loisirs le « Sparrendal », situé dans le Dilserbos à Dilsen-Stokkem (Limbourg), selon VRT NWS. Belga a pu recouper l’information à bonne source.

Depuis deux semaines, les forces de l’ordre sont à la poursuite du militaire en cavale. Les recherches se concentrent principalement sur le parc national de Haute Campine.

Jeudi dernier, une zone forestière située entre Niel-bij As, Lanklaar et Neeroeteren a été balayée par des militaires. On savait déjà que la voiture de J. Conings avait été retrouvée dans cette zone. On apprend à présent que le militaire a également vécu pendant des années dans le Sparrendal, ce centre de vacances au milieu du Dilserbos.

En 2019, il a déménagé à une autre adresse. Jürgen Conings connaissait donc le quartier comme sa poche, ce qui peut expliquer pourquoi il a pu passer sous le radar pendant des semaines.

Le parquet fédéral n’a pas souhaité confirmer cette information.

Sur le même sujet
Forces arméesPolice
 
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous