La marine iranienne annonce le naufrage d’un ravitailleur en mer d’Oman

Le navire Kharg en 2012.
Le navire Kharg en 2012. - AFP

La Marine iranienne a annoncé mercredi le naufrage d’un navire ravitailleur en mer d’Oman après des heures de lutte contre un incendie qui s’était déclaré à bord mardi.

L’équipage de ce bâtiment, le Kharg, a pu être évacué avant que le navire ne sombre, au large du port de Jask, dans le Sud de l’Iran, indique un communiqué de la Marine.

Le feu est parti de l"un des systèmes» du navire, ajoute le texte, sans plus de précisions.

Les secours ont lutté «pendant 20 heures» après que les marins eurent été évacué vers la côte, «mais compte tenu de la propagation de l’incendie, la mission de sauvetage du Kharg a échoué et le navire a coulé près de Jask», écrit la Marine.

Le texte ajoute que le bâtiment, en service depuis plusieurs décennies, avait effectué ces jours-ci une «mission d’entraînement» dans les eaux internationales.

Des précédents

En 2020, 19 marins iraniens avaient été tués lors de manoeuvres après qu’un bâtiment de guerre eut été touché par un tir.

En avril, Téhéran avait annoncé qu’"un navire commercial» iranien, le Saviz, avait été endommagé en mer Rouge par une explosion d’origine indéterminée.

Le New York Times avait lui rapporté que le Saviz avait été visé par une attaque de «représailles» israélienne après «des frappes antérieures de l’Iran contre des navires israéliens».

Le gouvernement iranien a annoncé il y a quelques jours que son projet d’oléoduc à destination de Jask avait été achevé et que du pétrole avait été acheminé via ce pipeline jusqu’à ce port.

Pour l’Iran, le but est d’exporter du pétrole à partir de Jask ce qui ferait gagner quelques jours de navigation par rapport au port pétrolier de Kharg, dans le Golfe, et permettrait aux navires-citernes d’éviter le détroit d’Ormuz, au coeur de vives tensions stratégiques entre l’Iran et les Etats-Unis, dont les navires de guerre sont présents en force dans la région.

Compte tenu des sanctions américaines contre l’Iran mises en place sous la présidence de Donald Trump (janvier 2017 - janvier 2021) en vue de tarir les exportations pétrolière de la République islamique, Téhéran est particulièrement discrète sur ses expéditions de brut à destination des quelques rares clients qui osent encore lui en acheter.

 
 
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