Premier cas humain de grippe aviaire H10N3: ce que l’on sait

Premier cas humain de grippe aviaire H10N3: ce que l’on sait

Qu’est-ce qu’une grippe aviaire ? Comment se transmettent-elles chez l’Homme, et dans quelles proportions ? Le point après l’annonce mardi par la Chine d’un premier cas mondial chez l’humain de grippe aviaire H10N3, qui ne suscite à ce stade pas d’inquiétude chez les autorités sanitaires mondiales.

Qu’a-t-on détecté ?

Le cas de grippe aviaire H10N3 rapporté par la Chine mardi est le premier jamais observé chez l’humain.

« Le patient est un homme de 41 ans de la province de Jiangsu », indique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) interrogé par l’AFP.

« Il a développé des signes de la maladie le 22 avril et a été hospitalisé le 28 dans une unité de soins intensifs. Il se remet actuellement », selon l’OMS.

Selon le ministère de la Santé chinois, les médecins ont conclu qu’il était atteint de la maladie un mois après son hospitalisation.

« A ce stade, la source d’exposition de ce patient au virus H10N3 n’est pas connue », relève l’OMS.

Qu’est-ce qu’une grippe aviaire ?

C’est un type de maladie « causé par des virus de la grippe qui se transmettent entre oiseaux très facilement, mais qui ne provoquent que très rarement la maladie chez l’Homme », explique la Dr Nicole Robb (Université de Warwick), citée par l’organisme britannique Science Media Centre (SMC).

Quel risque pour ce virus-là ?

« A ce stade, il n’y a aucune indication d’une possible transmission interhumaine » pour le H10N3, rassure l’OMS, même si le parallèle avec le covid (qui n’est pas causé par un virus grippal mais un coronavirus) est propre à inquiéter le grand public.

« On n’a pas d’information sur les mutations de ce virus H10N3 qui pourraient être intéressantes pour déterminer une capacité éventuelle de diffusion parmi les humains », renchérit Vincent Enouf.

« Aujourd’hui, ce virus n’a pas été détecté chez d’autres personnes, d’après les autorités chinoises, ce qui apparaît plutôt rassurant », poursuit-il, en faisant valoir que « la diffusion des virus aviaires au sein des humains reste très compliquée ».

En outre, chez l’oiseau, où il a été détecté dès 2002, « le H10N3 est un virus à faible pathogénicité », c’est-à-dire qui n’entraîne que peu de signes de maladie, selon l’OMS.

Le fait que ce virus appartienne à la famille des H10 est « une bonne nouvelle », analyse la Dr Nicole Robb, qui précise que ceux de sous-type H5 ou H7 sont « plus inquiétants ».

 
 
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