Accueil Opinions Chroniques

Chronique «Vous avez de ces mots»: Ô {taon}, suspends ton vol!

Faon, machaon, paon, taon : une drôle de graphie pour de drôles de bêtes…

Article réservé aux abonnés
Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

Voilà quelques mois déjà que cette chronique n’a plus attiré votre attention sur les curiosités de la prononciation du français. Aujourd’hui, c’est au tour de la graphie -aon de révéler certains de ses secrets, enfouis sous les sédiments de l’histoire agitée de notre langue. À ma connaissance, ce trigramme – osons le mot ! – ne s’observe qu’en finale de mot, non à l’initiale ou à l’intérieur (sauf dans certains dérivés).

Librement inspiré par l’une des questions qu’Aurore Ponsonnet pose aux twittos qui suivent ses pétillantes considérations sur les méandres du français, je vous invite à prononcer la phrase : le ton de tant de taons. Passons maintenant au corrigé…

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

4 Commentaires

  • Posté par Coets Jean-jacques, mardi 8 juin 2021, 12:30

    Excellent billet, réellement instructif. Je me demandais si vos explications pourraient s'appliquer à des mots comme aout (de Augustus puis aoust) ou soul (de satullus puis saoul), ou d'autres encore ? Merci de vos lumières.

  • Posté par Michel Francard, mercredi 9 juin 2021, 21:46

    Merci, Monsieur Coets. Techniquement, "août" et "saoul" suivent effectivement le même parcours: chute d'une consonne intervocalique, puis hiatus, enfin coalescence. Pour ce qui concerne "août", l'histoire se complique un peu, comme je l'ai expliqué ici: https://plus.lesoir.be/111988/article/2017-09-01/comment-prononcez-vous-aout Bonne suite de semaine.

  • Posté par De Pauwer Agathe, dimanche 6 juin 2021, 1:24

    Mais il est dangereux de revenir en arrière quand l'évolution linguistique est passée par là. De la flûte de paon aux ex-faons des sixties en passant par les réseaux LAON, on ne s'y retrouverait plus. Laissons vivre la langue avec ses bizarreries historiques, de peur de créer de nouvelles confusions.

  • Posté par POUPAERT Jacques, samedi 5 juin 2021, 9:48

    Excellent article!

Aussi en Chroniques

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs