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La chronique «Je dirais même plus»: du vent dans les voiles

Avis de tempête à la Stib, suite à « l’affaire du voile ».

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Chroniqueur Temps de lecture: 3 min

Dès que l’on parle du voile, on se prend le pied dedans et on s’étale. On l’a encore vu ces derniers jours à la suite d’une querelle hypocrite sur l’opportunité pour la Stib de faire appel d’une décision rendue par le tribunal du travail. Une femme voilée doit-elle conduire en cheveux comme disait Madame Chapeau ? Ou peut-elle rester couverte ? Jef, het voile is af  ! Ding, ding !

Parmi les réactions absurdes, celle de la coprésidente d’Ecolo affirmant qu’il fallait s’incliner puisque la décision faisait jurisprudence. Oubliant qu’il existe une cour d’appel puis une Cour de cassation…

Mais est-ce vraiment au juge de prendre une décision de principe sur le port du voile dans les services publics ? Ou plutôt au Parlement ? Qui freine des quatre fers, sachant que dans cette affaire, on est assuré, quoi qu’on dise, de recevoir des baffes sur le coin de la fiole.

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12 Commentaires

  • Posté par Lemaire Joseph , lundi 7 juin 2021, 8:23

    Avant on disait le foulard maintenant on dit le voile, c’est déjà significatif d’une évolution du message religieux, d’une part, et, d’autre part, de l’implication sur la longueur du couvre-chef porté qui pourra, avec le mot voile, aller jusqu’au pieds. Par ailleurs, je m’interroge sur la longueur des files d’attente aux guichets des administrations lorsqu’il y aura des voilées ou autres signes ostentatoires. Il est certain qu’à Uccle et à Molenbeek la longueur des files mettra bien en évidence la communautarisation de notre société. Qu’aura t’on gagné?

  • Posté par Aronson Marie Louise , dimanche 6 juin 2021, 17:00

    Le mot qui manque dans tous les débats est "laïcité"

  • Posté par Dupont Vincienne, dimanche 6 juin 2021, 11:07

    Ce qui est bien dans une société démocratique, c'est qu'on peut être ce qu'on veut : musulman, athée, scientologue, communiste, conservateur, chrétien ou même druide. La contrepartie de tout cela, c'est évidement de se tenir à une certaine discrétion. Imagine-t-on demain une école où la moitié des élèves viendraient au cours avec un t-shirt au logo du MR et l'autre moitié avec un t-shirt PTB ? Imagine-t-on ces mêmes t-shirts portés au guichet d'une administration ? Non ? Eh bien pour les croyances religieuses ce devrait être la même chose. Et qu'on ne me dise pas que les religions c'est différents parce qu'il n'y est question que de paix et de fraternité entre les hommes. Demandons-nous comment des chrétiens ou des musulmans réagiraient à des gens qui exhiberaient, par exemple, des signes extérieurs de satanisme. Ou contentons-nous simplement de nous souvenir qu'un des articles de foi de l'Islam est de penser que les chrétiens ont falsifié la Bible (Jésus n'est en fait pas mort sur la croix). Le propre des croyances politiques et religieuses est de s'opposer les unes aux autres, c'est pour cela que la seule "laïcité" ou "neutralité" qui puisse tenir ne peut être fondée que sur la discrétion dans l'expression des convictions de chacun. Qu'on ait des convictions et qu'on les exprime à l'occasion, pourquoi pas, mais ce qui est inacceptable c'est de vouloir envoyer ces convictions à la figure des autres à coup d'oukases judiciaires ou législatifs. Oui à la tolérance, quand elle est possible (et pourquoi pas pour les signes religieux aussi, quand ils sont portés dans la sérénité), non à un soi-disant "droit" d'insulter autrui par l'exhibition de ses croyances à tous prix.

  • Posté par Albin S. Carré, samedi 5 juin 2021, 13:39

    Toutes les lumières ne sont pas encore éteintes...

  • Posté par Joos de ter Beerst Patrick , vendredi 4 juin 2021, 23:52

    Bravo la chronique est bien pimentée ! Patrick Joos

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