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Le voile déchire les majorités, à Bruxelles et au fédéral

A Bruxelles, Rudi Vervoort a deux semaines pour tenter de dégager un compromis sur les signes convictionnels, Défi met la pression. Au fédéral, la nomination d’Ihsane Haouach ulcère au MR et provoque une grosse polémique avec le Premier ministre.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 5 min

Le gouvernement bruxellois s’est donné deux semaines pour dégager un consensus en son sein sur le port des signes convictionnels dans la fonction publique régionale. De quoi faire retomber la tension, qui était nettement montée, jeudi matin, à la faveur des matinales en radio. Au micro de la Première, Rudi Vervoort (PS), anticipant l’impossible accord sur le sujet au sein de sa majorité, suggérait de renvoyer la balle au parlement. Dans le studio de Bel RTL, François De Smet (Défi) parlait quelques tons plus haut, rappelant que son parti n’était pas là « pour arroser les fleurs en attendant qu’on détricote le principe de neutralité ». Un coup de semonce, dont le président amarante use avec parcimonie, qui a eu son effet sur ses partenaires. Pour les uns, il a « surpris », « refroidi », « irrité » « tout le monde » ; pour les autres, il a « légitimement rappelé que la laïcité était un combat majeur pour son parti ».

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49 Commentaires

  • Posté par STORDIAU Pierre, dimanche 6 juin 2021, 19:34

    Reprenons OBJECTIVEMENT et uniquement les FAITS : « Au commencement il était » …un.e Citoyen.ne lambda voulant postuler dans une entreprise publique (comme n’importe qui) ; la STIB en l’occurrence. Connaissant les pré-requis propres aux entreprises publiques, notre postulante s’inscrit et vient à l’entretien … où elle s’insurge contre le règlement de cette entreprise (publique) concernant l’interdiction d’affichage des signes religieux quels qu’ils soient (le voile) au travail. Voyant qu’elle n’est pas embauchée, Mme M.T. demande à UNIA (Centre interfédéral pour l’égalité des chances) d’ester en justice pour son compte et avec l’appui de la LDH (Ligue Droits Humains). Au 1er degré, le juge donne raison aux plaignants. D’où ma Q1 : « la STIB discrimine-t-elle par la religion, les musulmans ? » => NON, car elle embauche plus de musulmans que n’importe quelle société Belge. Q2 : « la STIB discrimine-t-elle les femmes à l’embauche ? » => NON ; car cela ne figure dans AUCUN critères et il y a suffisamment de femmes qui y travaillent pour l’attester . Q3 : « Mme M.T. ayant la première, CHOISIE la voie judiciaire pour solutionner son différent avec STIB, pourquoi refuse-elle à la justice de POURSUIVRE son cours ? (l’Appel ? la Cassation ?) => C’est ici qu’il apparaît clairement que la volonté première de Mme M.T. était de « politiser » ce débat et aussi de le « communautariser » à des fins idéologiques ! (ndlr : Provocation ? ) Il s’ensuit ce que nous voyons : « courcircuitage » de la Direction STIB au profit d’un « comité de gestion politique » ; etc . Avec de surcroît la mise à profit de cet incident pour exécuter le « passage en force » d’une autre personne – porteuse de signes religieux – à la tête d’un autre organe public tel UNIA ; et ceci avec l’argent du contribuable ! Rien d’autre à ajouter ici qui n’ait déjà été écrit sur les autres aspects; politiques; communautaristes ; Laïcité; etc . Merci.

  • Posté par STORDIAU Pierre, lundi 7 juin 2021, 13:53

    Ok; j'aurai quand même a rajouter ceci : Cette récente nomination de LA personne - porteuse de signes religieux - à la tête d'UNIA ... s'apparente à une RÉCOMPENSE pour avoir eu gain de cause au tribunal pour la cause idéologico-religieuse que nous savons. Il s'agit donc bien là d'une relation de "cause-à-effet" flagrante et indiscutable ! D'où Q4 : Est-il acceptable que l'argent PUBLIC (du contribuable) desserve pareils desseins ? Merci.

  • Posté par André MASSIN, samedi 5 juin 2021, 10:29

    Affligeant de voir qu'ils étaient (et sont toujours) tous solidaires pour installer une dictature (agrémentée d'innombrables discriminations) sous le couvert d'une crise sanitaire mais pour un bout de tissus, ils sont prêts à faire sauter le gouvernement. Nous sommes dirigés par la crème de la crème. Si, si, vraiment !

  • Posté par Raspe Eric, samedi 5 juin 2021, 9:55

    Pour élever le débat et éviter de sombrer dans la plus médiocre hypocrisie, l'interview du Pr. Torrekens dans la Libre l'autre jour est très utile (https://www.lalibre.be/belgique/societe/corinne-torrekens-inscrire-la-laicite-dans-la-constitution-francois-de-smet-veut-tuer-une-mouche-avec-un-bazooka-60b87fbed8ad582600cd43be). La neutralité du service de l'Etat ne se limite pas au port de signe extérieurs de convictions. Pour résoudre ce problème, l'obligation du port d'un uniforme est l'unique solution efficace. Même un T-shirt de couleur peut en effet être vu comme un signe de conviction. La neutralité de l'Etat ne se limite cependant pas aux signes extérieurs de convictions mais s'étend aussi à la pratique du service publique. L'hypocrisie de Defi (ancien FDF ne l'oublions pas) est révélé par son double langage. D'un côté pas de signe religieux, pas d'uniforme pour soit-disant une défense de la laïcité. D'un autre côté, pas d'obligation de bilinguisme dans la capitale du royaume. Comme si parler néerlandais y était une tare. Il est toujours aussi difficile à un néerlandophone de se faire servir dans sa langue à Bruxelles. La neutralité de l'Etat demande que ses services soient le reflet de notre société, au niveau religieux, politique et linguistique. La neutralité de l'Etat exige que ses employés traitent les administrés de la même manière. La neutralité de l'Etat n'exige pas que ses employés n'aient pas de convictions. Une employée voilée pourrait mieux traiter les administrés qu'un employé raciste bien blanc. L'habit ne fait pas le moine. J'ai eu l'occasion de côtoyer des collègues musulmans autant attachés à la pratique de leur religion qu'à nos valeurs humanistes de respect, de solidarité et d'aide au prochain qu'un certain islam partage aussi. Humainement, ces personnes, qui couvrent leur cheveux ou portent la barbe souvent de manière discrète, sont bien plus recommandables que bien des intervenants de ce forum parce qu'ils pratiquent réellement leurs convictions et aident et respectent les autres . Tout le contraire d'une partie de ceux qui interviennent à propos de la crise covid et étalent au grand jour l'immensité de leur égoïsme. Finalement, le patriarche qui impose le port du voile à sa fille qui n'en veut pas est autant à blâmer que celui qui interdit une pratique discrète et respectueuse de sa foi à une personne qualifiée qui a à coeur de servir de son mieux la société de la même manière pour tous.

  • Posté par STORDIAU Pierre, lundi 7 juin 2021, 17:01

    Nein Herr Staquet : Apprenez d'abord à LIRE ... quant à "komprendre" on verra cha après ! Kompris ! Ya ?

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