En 15 ans, Jupille va réduire de moitié la quantité d'eau nécessaire au brassage

Cette installation, d'une capacité actuelle de 60m3/h, est entrée dans sa première phase opérationnelle en 2019. Elle traite désormais les déchets du processus du brassage d'AB InBev pour les transformer en eau propre. "C'est comme si on traitait l'équivalent d'une piscine olympique par jour", explique Frédéric Lecler, responsable maintenance en énergie et fluides du site.

Cette eau purifiée et potable est ensuite réutilisée par la brasserie pour des applications techniques, dans le processus de nettoyage ou dans le processus de pasteurisation. Elle sert, par exemple, dans la lubrification des convoyeurs afin de faire glisser les bouteilles. Cette réutilisation de l'eau permet ainsi à l'entreprise de puiser moins dans la nappe phréatique qu'elle exploite actuellement en cas de sécheresse. Il n'est pas question, pour le moment, de ré-exploiter cette eau pour brasser de la bière.

Pour le maïeur liégeois, qui habite Jupille, cette brasserie représente un pôle économique d'importance. "J'ai toujours été attentif à son développement. Ca fait plaisir de voir un groupe qui se remet en question", a commenté Willy Demeyer. "Bientôt, elle va consommer moitié moins d'eau pour fabriquer sa bière." De fait, en 2011, AB InBev avait besoin de 5 litres d'eau pour fabriquer 1 litre de bière. Aujourd'hui, il ne lui en faut plus que 3,2 litres "et on devrait avoir besoin de 2,5 litres en 2025 pour un litre de bière", poursuit le responsable énergie.

L'installation en elle-même n'est toutefois pas rentable pour le brasseur jupillois. "Cela coûterait moins cher d'aller directement puiser dans la nappe d'eau souterraine", acquiesce le manager Steven Van Belleghem qui craint les conséquences du réchauffement climatique. "Il s'agit d'un investissement pour le futur. La nappe d'eau est à préserver. On implémente toutes ces nouvelles technologies pour prendre de l'avance."

AB InBev dit aussi produire du biogaz et posséder un parc de 8.000 panneaux solaires pour réduire son empreinte environnementale.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • Va-t-on construire un Legoland sur l’ancien site de Caterpillar
?

    Charleroi: le site de Caterpillar se cherche un avenir

  • d-20200122-3YF45A 2020-01-22 17:47:41

    Par Marie-Eve Rebts

    Immo

    Charleroi: une lente remontée pour la Ville Basse

  • Opération marketing sur le chantier ZIN: le nouveau béton «cradle to cradle» est coulé en direct et en grande pompe, avec Jean-Philippe Vroninks, le nouveau CEO de Befimmo, en première ligne.

    Par Brigitte De Wolf

    Immo

    Première coulée de béton circulaire

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous