Suicide d’une fille de 14 ans après un viol: l’avocat d’un suspect conteste le viol collectif

Suicide d’une fille de 14 ans après un viol: l’avocat d’un suspect conteste le viol collectif

L’avocat de l’adolescent de 14 ans suspecté d’être impliqué dans le viol d’une jeune fille du même âge à Gand affirme qu’il n’était pas question d’un viol collectif et prétend donc que son client n’a rien fait. « Le parquet devrait communiquer sur ce qu’il s’est réellement passé. Il ne veut pas le faire et mon client et sa mère doivent dès lors faire face à des menaces », indique Me Marc Schollier. Outre cet adolescent, quatre autres jeunes sont suspectées d’avoir pris part au viol.

Les faits se sont déroulés le 15 mai dans le cimetière Westerbegraafplaats. La victime avait un rendez-vous avec un ami, mais quatre autres adolescents étaient également présents. Ils sont suspectés de l’avoir violée et d’avoir publié les images de leur crime sur les réseaux sociaux. La victime a vu les images. Elle s’est suicidée, quatre jours après les faits.

La police a interpellé cinq suspects, deux adultes et trois mineurs. Les deux premiers, âgés de 18 et 19 ans, ont été placés sous mandat d’arrêt pour viol, attentat à la pudeur ainsi que la prise et la diffusion de photos susceptibles de constituer une atteinte à l’intégrité d’une personne. La chambre du conseil a prolongé leur détention mercredi.

Trois autres agresseurs présumés sont mineurs. L’un a été placé au centre fédéral fermé pour jeunes à Everberg, tandis que les deux autres ont intégré une institution judiciaire pour mineurs à Wingene. Le suspect de 14 ans doit rester un mois de plus à Wingene. Lui et sa mère ont reçu des menaces sur les médias sociaux.

Me Schollier précise que la mère a déposé plainte. « Par peur, elle séjourne maintenant ailleurs. Son nom et son adresse ont été partagés sur internet et elle reçoit des menaces de mort. Je nourris aussi des craintes pour mon client, s’il est libéré à la fin du mois. Je ne veux certainement pas minimiser les faits. Il y a des choses intolérables qui se sont produites au cimetière. Mais ce n’était pas un viol collectif. Mon client était présent mais n’a rien fait. Ce n’est pas lui qui a filmé ou qui a mis les images en ligne. Le parquet devrait communiquer sur ce qu’il s’est réellement passé de façon à faire cesser les menaces. »

Le parquet de Flandre orientale n’a pas encore réagi aux déclarations de l’avocat.

Toute personne ayant des idées suicidaires peut contacter la ligne d’écoute du Centre de Prévention du Suicide au 0800 32 123 (elle est anonyme, gratuite et disponible 24h/24). Plus d’infos sur www.preventionsuicide.be.

 
 
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