Voyages, horeca, événements...: ce qu’il faut retenir du Comité de concertation

Voyages, horeca, événements...: ce qu’il faut retenir du Comité de concertation

Ce vendredi, le Comité de concertation (Codeco) s’est réuni et a évoqué les différents assouplissements à venir. Ce Codeco en convoque d’emblée un autre, pour le 11 juin, qui envisagera d’éventuels nouveaux assouplissements dans l’horeca et en termes de contacts sociaux en vue de juillet.

Horeca

Dès le 9 juin, on pourra ouvrir dans l’horeca à 5 heures du matin, et l’heure de fermeture à l’intérieur comme en extérieur est fixée à 23h30. L’utilisation d’un mètre de qualité de l’air (CO2 mètre) est obligatoire. Des mesures compensatoires de ventilation ou de purification de l’air sont elles aussi obligatoires dès lors que l’on atteint un niveau de « pollution » situé entre 900 et 1.200 ppm C02. Au-delà, c’est la fermeture immédiate de l’établissement, sauf si l’on a installé un système de purification de l’air. On organisera des contrôles préventifs.

Notons que l’utilisation collective des narguilés est interdite dans les lieux accessibles au public.

La disposition selon laquelle le niveau sonore ne peut dépasser 80 décibels est abrogée.

A partir du premier juillet, il n’y aura plus de limitation au nombre de personnes pouvant être présentes sur un marché, une brocante, des marchés annuels ou des attractions foraines. Le plan de circulation à sens unique sera abrogé lui aussi.

« Cela me semble une belle avancée. Une avancée pour l’horeca, une avancée pour toutes celles et ceux qui vont pouvoir bénéficier de l’horeca. Et puis c’est aussi une manière de répondre au secteur qui demandait cela avec insistance », a ajouté Elio Di Rupo, ministre-président wallon.

Grands événements La vaccination complète est requise, plutôt qu’une première dose de vaccin. Pour celui qui n’est pas vacciné et qui veut prendre part à un événement de plusieurs jours, il devra se soumettre à un test antigénique (effectué par un professionnel sur place) tous les deux jours. Lors de grands événements, on pourra compter 75.000 personnes (un plafond, jusqu’à présent) à partir du 13 août.

Evénements tests

Le Comité de concertation évoque aussi les événements tests (une trentaine), qui pourront démarrer dès le premier juillet. Ils concerneront les événements qui ne respectent pas les règles en vigueur au moment où ils ont lieu. Seules les règles concernant le nombre de participants ne pourront pas être enfreintes lors de ces tests. Le Codeco prévoit aussi des thèmes pour ces tests. Il y aura des tests sur le « Covid Safe Ticket », (le passeport belge pour les gros événements), la qualité de l’air, la gestion et le comportement de la foule. Le dépistage sera obligatoire avant et après l’événement. Le dépistage avant sera au frais de l’organisateur, le dépistage consécutif sera à charge du fédéral. Les organisateurs devront introduire une demande, qui devra être approuvée par le bourgmestre et par le ministre compétent. 30 tests seront autorisés après approbation, entre le premier juillet et le 31 août.

Voyages

Les personnes qui reviennent de zones vertes et oranges ne devront subir ni test, ni quarantaine. Les voyages vers des pays hors Union européenne resteront quant à eux déconseillés, pas interdits. Ces éléments sont déjà en vigueur. Par contre, il y a du changement pour les retours de zone rouge.

Pour les résidents belges, il n’y aura pas de quarantaine pour les personnes vaccinées. Idem pour les personnes qui disposeront d’un certificat de rétablissement. Pour les personnes qui ont subi un test, pas de quarantaine non plus, mais le test (PCR) doit avoir été effectué au plus tôt 72 heures avant le retour. Pour les plus de 16 ans, le test PCR est requis, et pour les 6-12 ans, un test salivaire suffit. Les moins de 6 ans sont dispensés de test.

Pour les non-résidents, les mêmes règles s’appliquent, sauf qu’il faut un test PCR dès 6 ans.

Pour les personnes résidents qui reviennent de territoires avec variants, les règles sont plus strictes. Une quarantaine de 10 jours est obligatoire, ainsi qu’un test PCR aux jours 1 et 7. Pour les non-résidents, l’accès en Belgique est interdit sauf voyage essentiel.

La Belgique maintient d’autre part le « passenger locator form » aux fins de tracing des autres personnes en cas de contamination et pour pouvoir détecter le pays de contamination. Par ailleurs, « les voyageurs devront respecter les règles des pays dans lequel ils se rendent », insiste Alexander De Croo, le Premier ministre.

 
 
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