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Raccourcir le délai entre les deux doses AstraZeneca pour tout le monde? La question est à l’examen

Face au variant indien, il est nécessaire d’avoir une protection complète le plus vite possible.

Journaliste au service Economie Temps de lecture: 2 min

Le 12 mai dernier, les ministres de la Santé ont décidé de ramener de 12 à 8 semaines le délai entre les deux doses d’AstraZeneca afin de pouvoir accélérer la campagne de vaccination. Ce raccourcissement ne concernait que les nouveaux vaccinés. Pour des raisons organisationnelles et logistiques, il avait été décidé que ceux qui avaient déjà reçu une première dose d’AstraZeneca conservaient le rendez-vous initialement pris pour la seconde dose 12 semaines plus tard. Aujourd’hui, cette position pourrait être revue, vu les risques représentés par les variants.

« Cette question revient énormément chez les personnes ayant des comorbidités ou plus âgées qui ont reçu leur première dose AstraZeneca avant le passage du délai de 12 à 8 semaines, indique l’épidémiologiste Pierre Van Damme, membre de la task force vaccination. Via les médias, elles prennent conscience de la plus-value de la seconde dose pour être bien protégé face au variant britannique mais surtout face au variant indien. Des études anglaises ont en effet montré à quel point cette seconde dose était particulièrement importante. Il y a de plus en plus d’arguments en faveur d’un raccourcissement de ce délai. Je pense que cela vaut la peine d’examiner toutes les possibilités qui existent au niveau opérationnel. C’est ce qui est en train d’être fait dans les différentes Communautés ».

« Ce ne sera pas évident, a commenté Dirk Raemakers, directeur de la task force, mais nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que cela se produise. Nous ne pouvons pas faire de promesses pour l’instant, mais on y travaille. Aujourd’hui même et au début de la semaine prochaine, des réunions techniques sont à l’ordre du jour ».

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16 Commentaires

  • Posté par Heneffe Jean-marie , dimanche 6 juin 2021, 10:24

    Une bonne nouvelle ! Pour permettre davantage de vaccinations, il avait été décidé de porter le délai à 12 semaines pour l’AstraZeneca, délai ramené à 8 semaines depuis le 12 mai, mais sans effet rétroactif. Désormais, avec la désaffection du public et puisque réservé (pour l’instant ?) aux 41 et +, les stocks d’AstraZeneca actuels et à venir sont excédentaires. On en arrive à avoir des personnes nettement plus jeunes déjà vaccinées complètement et des personnes plus à risque qui ne le seraient seulement qu’au milieu de l’été. Il n’y a encore que 52 % des 65-70 ans à avoir reçu deux doses. Cette tranche d’âge, la plus impactée par ces décisions, est aussi la même qui aura beaucoup à faire avec la garde des petits-enfants avec l’arrivée des congés scolaires. Cette première réflexion sera peut-être qualifiée d’égocentrée, mais ici l’intérêt général d’une vaccination suffisante pour atteindre une immunité collective rejoint nos intérêts particuliers. En cas de voyage à l'étranger, chaque seconde dose administrée, c’est aussi 1 ou 2 tests PCR « gratuits » épargnés. C’est bon pour les laboratoires d’analyse qui criaient au secours il y a peu. A titre subsidiaire, c’est aussi profitable pour nos finances publiques. Les problèmes ne me paraissent pas insurmontables. Quelques lignes de programmation et il serait possible d’avoir accès au site pour ramener le délai à 8 semaines. Résoudre les quelques problèmes de logistique dans les centres, c’est presque devenu une routine et les lignes de vaccination en AstraZeneca tournent de toute façon au ralenti. Croisons les doigts, des dizaines de milliers de personnes sont concernées, y compris Monsieur Stassart et notre Ministre VDB !

  • Posté par elias jacques, dimanche 6 juin 2021, 0:16

    Il est presque temps qu'ils se rendent compte que cette erreur expose le plus justement les premiers vaccinés donc les plus fragiles !

  • Posté par Lhoest Roland, dimanche 6 juin 2021, 9:05

    Ce n’était pas une erreur de passer à un délai de 12 semaines. L’approvisionnement AstraZeneca n’était pas garanti au départ. Alors, par précaution on espaçait à douze semaines pour la deuxième doses. Une fois devenu plus régulier, et Pfizer prenant le relais de façon sûre , on pouvait repasser à huit semaines. Trop logique pour certains je suppose ?

  • Posté par curto calogero, samedi 5 juin 2021, 21:52

    Encore des nouvelles procédure avec les vaccins, cela prouvent que rien n'est sur , le chemin est encore long , pour avoir un vaccin stable et vraiment efficace a toute les contraintes, aujourd'hui ont doit se contenter d'un vaccin en cour d'ébauche

  • Posté par Raspe Eric, samedi 5 juin 2021, 22:56

    Cela ne prouve pas que rien est sûr mais que l'épidémie et les livraisons du vaccin évoluent. Il est donc normal que l'on s'adapte. Autre chose, le délai entre les doses a été établi expérimentalement avec le variant initial du virus et laisse une marge que l'on a tiré au maximum pour offrir une protection, fût elle partielle au plus grand nombre. Trop difficile à comprendre?

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