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Près de 30% des Belges francophones méfiants face au traitement médiatique du covid

Cette hausse de méfiance tend à faire augmenter le nombre de conspirationnistes et d’hésitants à la vaccination.

Temps de lecture: 2 min

Presque un tiers des Belges francophones (28,9 %) déclarent avoir perdu confiance dans les médias traditionnels, les experts scientifiques et les politiques pour s’informer sur le coronavirus, selon une récente étude de l’Observatoire de recherche sur les médias et le journalisme de l’UCLouvain. Ce chiffre s’élevait à seulement 12,6 % au début de la pandémie, d’après cette enquête réalisée auprès de 10.148 personnes de mars 2020 à avril 2021.

Cet état de défiance n’est pas sans effet sur la gestion de la crise du covid, puisque cela tend à faire augmenter le nombre de conspirationnistes et d’hésitants à la vaccination, complexifiant ainsi la tâche des autorités.

Les chercheurs à l’origine de cette étude ont dégagé deux profils types derrière cette poussée de méfiance : les personnes qui s’informent énormément via des sources différentes (les réseaux sociaux) et qui n’ont plus confiance dans les médias traditionnels, et les individus qui ne s’informent plus du tout.

Pour remédier à la situation, « il semble important de développer des stratégies de communication ciblées pour chaque groupe », analyse Grégoire Lits, professeur de communication à l’UCLouvain. Il s’agit, explique-t-il, « pour les personnes qui ne s’informent plus du tout, d’essayer de les atteindre de manière directe via les proches ou les professionnels de la santé, via le bouche-à-oreille, et pour les boulimiques de l’information de diffuser des messages en dehors des médias traditionnels, notamment sur YouTube par exemple ».

Ce rapport est le deuxième du projet « CoviCom » qui vise à analyser le comportement et la vulnérabilité des Belges francophones face au flux massif d’informations vraies ou fausses concernant le covid. La prochaine étape annoncée par les chercheurs sera d’essayer de comprendre les raisons qui se cachent derrière ce sentiment de défiance, via une enquête qualitative.

 

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14 Commentaires

  • Posté par Durieux Karine, lundi 7 juin 2021, 15:59

    Remerciements émus à fessebouc et associés qui ont permis à des conneries en tous genres de se répandre et ont donné autant de crédibilité au premier ignare venu qu'à un chercheur universitaire, et le permettent encore, même si aux USA le vent tourne! Remerciements aussi à B Crutzen qui a bien semé la confusion dans certains esprits ...

  • Posté par Rambeaux Paul, mardi 8 juin 2021, 21:54

    Oui, Crutzen, que je tenais pour quelqu'un de bien, à définitivement chié dans mes bottes. La façon dont il aborde le traitement médiatique autour du décès d'un enfant en bas-âge mais avec forte comorbidités est proprement scandaleuse; pour des raisons perso, je me souviens bien de cet épisode et, au lendemain de l'annonce, les articles dae la plupart des journaux étaient bien plus détaillés et contextualisaient parfaitement l'affaire. Mais Crutzen fait l'impasse sur ces nombreux articles puis présente l'interview qu'il a faite du papa, comme s'il était le "debunker" d'une fake-new organisée par les media mainstream. Et ça, c'est profondément malhonnête, car il savait que cette information avait été largement relayée par la presse. Ce type est malsain. Malhonnête. Un sale type.

  • Posté par NICODEME CLAUDE, lundi 7 juin 2021, 20:31

    Et Mrs Rentier, De Brouwer, Gala et tant et tant d'autres ne sont-ils pas universitaires. Pourtant, on leur a coupé la parole sur les médias mainstream (car ils ont encore et heureusement, la possibilité de s'exprimer sur les média alternatifs. E donc OUI, MERCI et GRAND MERCI à Mr Crutzen d'avoir semé le doute !!! et comme le dit si bien Mr Olivier Klein : « Douter (d’un vaccin) ne fait pas de vous un complotiste ». (cfr. https://plus.lesoir.be/340362/article/2020-11-28/coronavirus-les-antivaccins-occupent-les-reseaux-sociaux-plus-que-jamais)

  • Posté par Andre Georges-marc, lundi 7 juin 2021, 14:15

    Etre plus que défiant vis à vis de la manière selon laquelle la COVID-19 a été traitée ne fait pas de moi un conspirationniste ou un anti-vaccin. Au contraire, je suis vacciné et j'invite tout un chacun à se faire vacciner, c'est également un geste civique. Par contre, le bourrage de crane par les médias, les parapluies constamment ouverts par les experts et certains politiques, les conneries répétées sans cesse sur les réseaux sociaux , et les privations de liberté qui ont résulté de cette crise, ont provoqué chez moi une révolte intérieure. Tous nous avons constaté la peur qui a été imposée aux plus faibles physiquement et mentalement. Tous nous avons constaté la mise en place de mesures illégales comme la justice en fait maintenant la démonstration. Tous nous sommes témoins des dégâts occasionnés sur la société tant aux niveaux économique que social. Avec le recul, plutôt que de nous cadenasser tous et d'injecter des milliards en subventions inégales, n'aurait-il pas mieux valu injecter tous ces montants dans le secteur de la santé afin d'en augmenter drastiquement la capacité et les moyens. Les commerces, l'Horeca, la culture, l'industrie auraient continué de tourner et si peut-être (ce n'est pas certain!) le nombre de victimes aurait été plus important, les victimes collatérales de cette crise auraient été protégées. Ceux qui devaient mourir parce qu'ils étaient faibles et en fin de vie, quelque soit leur âge, sont partis. Ils auraient de toutes les façons fait partie des statistiques de décès des années en cours. Quelques personnes ne rentrant pas dans ce créneau sont également malheureusement parties ou en sortent marquées, mais ce dont on ne parle pas c'est de tous ceux qui sont et seront les victimes a posteriori de cette gestion oppressante que nous continuons de subir, basée sur la peur et relayée par les médias.

  • Posté par massacry olivier, lundi 7 juin 2021, 20:12

    A travers vos propos vous prôner un eugénisme de masse et la fin de notre philosophie de la santé, bref le faible, le malade qu'il crève, qu'il gémisse c'est son problème, l'économie et les autres avant tout. Mais votre raisonnement souffre d'un détail, déni, de réalité. Ces personnes à risques ont/ representé/ent plus de trois millions de personnes, à ce groupes à risque, si vous rajouté leur entourage proche, vous pouvez comprendre qu'une très grande partie de la population aurait été sujet à ces mesures que vous jugées liberticides. Ces personnes aurait du se mettre en retrait de la société, mais sous quelle base légale le mari de madame x à risque aurait-il pu justifier son télétravail, le fait que pour un moment il aurait préféré que ses enfants n'aillent pas à l'école? Croyez-vous sérieusement que le retrait de ces personnes de la vie sociale et actives n'aurait pas eu des repercussions économiques. Croyez vous seulement que leur pas de côté aurait diminuer le taux de contamination? Là où vous voyez de la peur, beaucoup y vu de la prudence, de la responsabilité et de la solidarité.

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